TRANCHES D'HISTOIRES : Petite-Terre, réserve naturelle

Par • Mis à jour le 11/11/2017 - 12:04

"Tranches d'Histoires" revient aujourd'hui sur l'histoire des îles de la Petite-Terre qui forment un groupe de deux îles de l'archipel. Composée de Terre-de-Haut et de Terre-de-Bas, entourées par un récif corallien et rattachées à l'île de la Désirade, il s'agit d'une dépendance de la Guadeloupe. Elle se trouve à une dizaine de kilomètres au sud de la pointe des Châteaux, l'extrémité orientale de Grande-Terre de la Guadeloupe. La réserve naturelle nationale des îles de la Petite-Terre a été créée en 1998.

    TRANCHES D'HISTOIRES : Petite-Terre, réserve naturelle

L'archipel est composé de deux îles inhabitées : Terre de bas, la plus grande avec 1,17 km2, et Terre de haut ; s'y ajoute un écueil au sud. Le tout forme un atoll surélevé. Le phare de Petite-terre, le plus ancien de Guadeloupe culmine à 35 mètres d'altitude sur Terre de Bas.

Selon les premières trouvailles sur le site, les premières traces de vie habitée sur Petite Terre font état d’une colonisation de l’ile entre 600 et 1500 après Jésus-Christ. Les tribus d’indiens Arawak et Caraïbes seraient donc les premiers à séjourner sur Petite Terre comme en atteste certaines poteries et pierres taillées retrouvées sur l’ile. Chasseurs et pêcheurs, ces peuplades seront celles rencontrées par Christophe Colomb lors de son arrivée sur l’ile en 1493.

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Ce n’est qu’après l’arrivée des Européens fin XVIIIe, à partir de l’ile de la Désirade, que débute l’activité agricole, en commençant par la culture du coton. Des murs de pierre délimitant leurs parcelles sont encore présents et montrent à quel point l’agriculture sur l’ile était organisée. Culture d’ignames, patates douces, giraumon, et pois constituaient la base alimentaire des premières familles désiradiennes. Leur principal souci consistait à recueillir et emmagasiner l’eau de pluie, aucune source d’eau n’étant disponible pour satisfaire à l’irrigation et à la survie des familles sur cette ile relativement inhospitalière à l’époque. Au plus fort de la colonisation humaine on pouvait dénombrer 4 maisons et de 4 à 7 familles y séjournant de manière occasionnelle ou permanente.

C’est avec l’intensification de la pêche et du commerce maritime (inter iles et avec l’Europe), que la charge de balisage et de signalisation des terres est devenu une priorité. C’est la raison pour laquelle dès 1840 fut érigé sur l’ile le premier phare Guadeloupéen. En 1998, Petite terre change de statut pout devenir une réserve naturelle marine et terrestre. C’est dans un cadre strict visant à préserver l’équilibre fragile qui y règne, que l’ONF (Office National des Forêts) gère à présent ce petit coin de paradis.

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Seules quelques compagnies d'excursion sont autorisées à transporter des visiteurs sur Petite Terre selon certaines restrictions et dans un cadre réglementaire qui optimise la préservation de l’espace naturel. Les bateaux privés et loués peuvent aussi faire escale sur l’ile à la condition de respecter également la réglementation spécifique en vigueur.

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Le récif corallien assure le rôle de barrière naturelle et d’espace de vie à la faune marine, le lagon et ses herbiers constituent des écosystèmes hautement diversifiés et productifs; les plages de sable permettent aux tortues de venir pondre leurs œufs; l’écosystème des salines abrite plusieurs espèces de palétuvier et offre un refuge unique aux oiseaux migrateurs. Outre les tortues, les eaux du lagon recèlent de nombreuses espèces de poissons dont le Perroquet feu, Poisson-ange, Chirurgien noir, Colas, Cardinal queue-fine, Coffre-mouton, Poisson trompette, Raie pastenague et Raie léopard. Langoustes, Requins citrons et Grand dauphins peuplent également les fonds marins de la réserve.

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Les îles de la Petite-Terre sont visitées par de nombreux touristes attirés par la préservation de leur aspect sauvage ainsi que leurs populations d'iguanes et de Bernard-l'ermite. Le site étant protégé, les navettes (bateau à moteur ou catamaran au départ de Saint-François) sont cependant limitées à deux par jour. Le phare de terre de bas, localement appelé « phare du bout du monde », est reconverti en musée de la faune et de la flore.

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Construit au XIXème siècle et mainte fois amélioré, le phare de Petite Terre surplombe terre de bas et offre aux visiteurs une vue imprenable sur la mer et la végétation de l'ile. Ouvert aux visiteurs, vous y découvrirez une série de panneaux éducatifs sur la faune et la flore de l’ile.

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Terre de Haut est rigoureusement interdite au public. C'est une zone préservée du contact humain et seuls des scientifiques et les gardiens de la réserve sont autorisés à s'y rendre. Les accompagnateurs des navettes le précisent bien aux touristes, car il peut y avoir des risques d'amende et de blâme pour non-respect de la réglementation.

Sources&Images : Wikipédia, petite-terre.com

A retrouver le dernier "TRANCHES D'HISTOIRES" sur le pont de le Gabarre : https://www.rci.fm/infos/societe/tranches-dhistoires-un-pont-nomme-gabarre