Un déficit de 5 millions d'euros sur le budget primitif de Terre de Haut

Par 05/10/2016 - 17:31 • Mis à jour le 05/10/2016 - 17:31

Selon la Chambre régionale des comptes (CRC), la situation financière de Terre de Haut s'aggrave. En 2016, le budget primitif de la commune accuse un déficit de près de 5 millions d'euros.

    Un déficit de 5 millions d'euros sur le budget primitif de Terre de Haut
Malgré les recommandations de la Chambre régionale des comptes (CRC), un niveau excessif de dépenses est maintenue en fonctionnement et investissement par Terre de Haut. Le fonctionnement courant de la commune est assuré uniquement au prix des factures impayées. Du coup, cette situation fragilise les entreprises en attente de paiement.

En 2016, le reste à payer global s'élève à plus de 5 millions d'euros, dont plus de 4 millions d'euros envers les entreprises. La chambre propose donc de réduire les charges de fonctionnement aux dépenses strictement indispensables au service public communal. Et il faudra se serrer la ceinture car la CRC préconise :

- Le maintien des charges de personnel au niveau 2015, soit plus de 1 890 000 M €

- L'effectif prise en charge doit être limité à celui travaillant réellement pour la commune

- La baisse des indemnités versés aux élus ( - 12 000 €) et (- 15 000 €) et des frais de mission est également programmée

- Les frais de représentation de Louis Molinié, le maire de Terre de Haut seront de 0 €, contre 7000 € prévus au BP de l'année 2016 (En fait, ils étaient 14 000 € constatés en 2015)

- La cession immédiate du "véhicule de prestige", acquis par la commune à l'usage du maire, d'une valeur de 47 590

- La limitation du nombre de carte d'essence

- Les frais de cérémonie et de télécommunication devront être diminués

Deux chiffres pour mieux comprendre la gestion fantaisistes de cette mairie. Les taux d'imposition de la collectivité sont supérieurs aux taux nationaux.

Le ratio des impôts locaux par habitant est de 512 € pour la commune contre 300 € pour la moyenne nationale. La dette par habitant est de 1720 € en 2015, contre une moyenne nationale de 591 €.

Dans ces conditions, la marge de manœuvre pour revenir à l'équilibre semble bien mince.