Meurtre d'un spectateur à Jarry en 2019 : 4 suspects écroués

Par 22/09/2021 - 18:38 • Mis à jour le 22/09/2021 - 18:35

Après deux ans d’enquête, les gendarmes ont réussi à identifier des suspects dans l’affaire d’homicide commis à Jarry en avril 2019. Un spectateur qui assistait à des courses de motos, s’était fait agressé pour ses bijoux. Il avait essuyé un tir de pistolet et en était décédé. Aujourd’hui, 4 personnes ont été identifiées, mises en examen et écrouées.

    Meurtre d'un spectateur à Jarry en 2019 : 4 suspects écroués

Dans l’après-midi du 28 avril 2019, un dimanche, la foule s’était amassée sur le parking du cœur de Jarry pour assister à une manifestation sportive, en l’occurrence, des courses de motos. Un des spectateurs, Marius Coupan, 26 ans, a vu surgir 2 individus sur un scooter, l’un casqué, l’autre avec une capuche. Le passager muni d’une arme de poing s’est avancé et lui a arraché sa chaîne de cou, avant d’ouvrir le feu. Touchant grièvement la victime au niveau du flanc. 

Blessé, le jeune homme est décédé deux jours plus tard à l’hôpital. Après une minutieuse enquête, notamment un recoupement avec un autre dossier de braquage, des suspects sont identifiés. Dans l’un de leurs téléphones, les gendarmes retrouvent des éléments permettant de les relier au meurtre. Lors de descentes d’envergure organisées ces derniers jours avec l’appui du GIGN, 7 personnes au total ont été interpellées par les militaires de la Section de Recherches. 4 ont fait l’objet d’un déferrement puis d’une mise en examen par le juge d’instruction avec une détention provisoire à l’issue.

L’auteur présumé du tir et et le conducteur du deux-roues seraient passés aux aveux, les deux autres suspects auraient fourni l’engin et le pistolet. Les perquisitions ont d’ailleurs permis de découvrir d’autres armes à feu, dont certaines provenant du Brésil. Tous les moyens ont été mis en œuvre pour résoudre cette affaire a souligné le Procureur, Patrick Desjardins. Mais il est vrai que les rumeurs menant sur de fausses pistes ont encore une fois perturbé l’enquête, ajoutant "il y a le temps des réseaux sociaux et le temps judiciaire".

Patrick Desjardins, le Procureur de la République fait le point sur ce dossier :

Le Lieutenant-Colonel Joël Kerleau, à la tête de la Section de Recherches de Gendarmerie qui a mené les investigations. Les réseaux sociaux n’ont pas vraiment facilité l’enquête :

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