Violences intrafamiliales : ce que l'on sait du profil des victimes et des agresseurs

Par 15/06/2021 - 11:03 • Mis à jour le 15/06/2021 - 11:01

Que sait-on des profils psychologiques des auteurs de féminicides et des victimes ?  Des centaines d’expertises psychiatriques sont analysées chaque année en Guadeloupe. Le processus est long. Que recherchent concrètement ces professionnels.

    Violences intrafamiliales : ce que l'on sait du profil des victimes et des agresseurs

En Guadeloupe, on dénombre 1115 femmes victimes de violences conjugales en 2020 . Dans l’Hexagone, depuis le début de l’année 2021, 51 féminicides ont été répertoriés. Souvent, ils surviennent lors de dispute ou séparation. Selon les experts judiciaires, les auteurs n’ont pas de maladie mentale mais des troubles de la personnalité. Difficile d’établir un profil type puisque tous les milieux sociaux sont concernés.

Certains sont dans des situations professionnelles confortables par exemple chef d’entreprise, d'autres en grande difficulté sociale, parfois, avec ou sans emploi. Mais tous majoritairement sont conscient des violences qu’ils commettent. Une  victime sa accepté de témoigner et raconter l’horreur qu’elle a subi pendant quelques années. Des coups, des insultes, du mépris venant de son conjoint. Il lui a été difficile de mesurer cette violence quotidienne et de dénoncer ce qu’elle vivait. 

Que sait-on des profils psychologiques des auteurs de féminicides et des victimes ?  Des centaines d’expertises psychiatriques sont analysées chaque année en Guadeloupe. Le processus est long. Que recherchent concrètement ces professionnels.

Errol Nuissier Psychologue clinicien et expert de justice explique que les troubles psychologiques se retrouvent peu au sein des profils des auteurs de féminicides. C’est plutôt une question de domination et de sexisme précise Errol Nuissier Psychologue clinicien et expert de justice. Un individu qui souvent se fait passer pour la victime de sa victime. Les victimes  qui appartiennent à tous les milieux sociaux sont généralement sans emploi et sous l’emprise de leur conjoint. Difficile de les repérer car elles restent dans le silence.  Déceler cette violence conjugale n’est pas toujours aisé pour l’entourage des victimes car bien souvent leur comportement sont contradictoires du fait de l’emprise et de la peur. Le sentiment de culpabilité est permanent. 

 

En Guadeloupe seulement 10% des victimes portent plainte. Des centaines de compositions pénales sont proposés chaque année.

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