Le Mouvement Indépendantiste Martiniquais (MIM) est placé sous administration provisoire

Le Mouvement Indépendantiste Martinique est placé sous le contrôle d'un administrateur judiciaire. Le Tribunal de Grande Instance, saisi par des militants, en a décidé ainsi au regard de difficultés dans la gestion administrative du parti politique.
Par Cédric Catan (édition : Karl Lorand)
Par Cédric Catan (édition : Karl Lorand)
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Mouvement Indépendantiste Martiniquais

Le 31 Mai dernier, le président du Tribunal de Grande Instance a été saisi d’une requête assez surprenante. Elle émanait de militants du MIM. Ces derniers demandaient la désignation d’un administrateur en lieu et place du président de leur parti politique, Alfred Marie-Jeanne.

Leur avocat, maître Kévin Alban Auteville a soutenu, en effet, qu’aucune Assemblée générale ne s’était tenue depuis 2011, que les demandes écrites en ce sens n’ont jamais obtenu réponses, que les membres n’ont aucune visibilité sur les comptes et que de surcroît deux groupes s’affrontent ouvertement et qu’aucun dialogue n’était possible depuis plusieurs moi.

Finalement, le 1er juin, le TGI a rendu une décision, favorable à ceux que la direction du parti appelle les fractionnistes ou encore les complotistes.

Désormais, un administrateur, en l’occurrence, Alain Miroite est désigné pour prendre toutes les décisions administratives et non politique.

Il a désormais 4 mois, pour faire la lumière sur les comptes, et surtout pour convoquer une assemblée générale, qui à coup sûr risque d’être très mouvementée tant les antagonismes sont forts on le sait au sein même du parti.

Il faut rappeler qu’un parti politique est une association comme les autres et doit respecter certaines règles inscrites dans le droit des associations.

D’ici le mois de septembre, on saura qui des Marijeannistes, des Niloristes, des historiques ou du fameux groupe de réflexion prendra la main sur le parti. Un parti qui fêtera ses 40 ans en juillet 2018.

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