Confinement : les restaurateurs ne s'y retrouvent pas avec la vente à emporter

Par 23/11/2020 - 10:39
01/01/2020 - 00:00

La reconduction du confinement pour une durée indéterminée est un coup dur pour les restaurateurs. Certains ont pu se lancer dans la vente à emporter, mais la situation reste critique pour de nombreux chefs d'entreprises.

    Confinement : les restaurateurs ne s'y retrouvent pas avec la vente à emporter

Les patrons de restaurants n'ont pas franchement le sourire alors que débute une quatrième semaine de confinement en Martinique. Très vite, certains restaurants ont pu se lancer dans la vente à emporter pour conserver une activité, mais tous ne sont pas en mesure d’assurer ce service.

Tous les plats ne peuvent pas être emportés, et ce dispositif nécessite une adaptation du travail en cuisine et des services annexes (site internet, accueil téléphonique plus soutenu, livraison, achat de contenants…). " Au mieux, c'est 10 pourcent de leur chiffre d'affaire, et quand on déduit des frais, parce qu'on a des salariés à payer etc, il ne nous reste plus grand chose, donc c'est beaucoup de soucis pour peu de rentabilité voire parfois de la perte " précise Stéphane Magin, président de l’association des restaurateurs de Martinique. 

Quand on a investi sur un bâtiment qui coûte près d'un demi-million avec des chefs de cuisine qui coûtent très cher pour être dans la créativité, pour améliorer les choses, on ne peut pas aujourd'hui leur demander de faire du riz avec du poulet frit. Et on nous demande aujourd'hui de se réinventer et de croire que ça va fonctionner si on fait nos 10 ou 15 plats de cuisine à emporter car c'est ce qu'il se fait en moyenne. Et bien non, pas du tout ". Dans son restaurant de Cluny à Fort-de-France, il n'a d'ailleurs pas proposé de vente à emporter. 

D’autres enseignes ont choisi de mettre en place un service de vente à emporter avec un site web pour commander, un partenariat avec une société de livraison et des plats adaptés à cette consommation. C’est le cas du restaurant O’Pub sur le front de mer à Fort-de-France. Sa gérante Judith Thalmann fait tout pour répondre aux attentes de sa clientèle : " Par exemple avec cette période de Noël qui arrive, on va essayer de proposer des choses sympas pour que nos clients aussi aient ce coté festif même à la maison ". 

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