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La délicate cohabitation entre noctambules et riverains

Les relations entre les Foyalais et le monde de la nuit sont toujours compliquées. Certains chefs d'établissements nocturnes trouvent tout de même des terrains d'entente avec leur voisinage. Reportage.
Par Peggy Saint-Ville (Edition : Karl Lorand
Par Peggy Saint-Ville (Edition : Karl Lorand
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monde de la nuit

Au Sunset à Texaco, les propriétaires ont carrément installé un limiteur de pression acoustique pour éviter tout souci. "Le dispositif limite le son sous les 105 décibels autorisés. On a beaucoup investi pour insonoriser la structure. Maintenant tout se passe bien. On a plus de problèmes avec les voisins," raconte Jean-Michel Galva, propriétaire des lieux.

Ce n'était pourtant pas partie gagné tant il a connu des déboires avec le voisinage. Originaire du quartier, il a choisi de mettre en avant le dialogue avec les riverains. "Les jeunes qui travaillent avec nous ce sont des jeunes de Texaco, de la Carrière, de Rive-Droite. Donc on nous connait tous dans le quartier. Du coup ça rassure le voisinage, ça sécurise la rue. Aux clients qui quittent l'établissement on leur rappelle de ne pas faire de bruit dans la rue et de jeter leurs bouteilles dans des poubelles," explique Jérémy en charge du dialogue avec les riverains.

L'initiative est vue d'un bon oeil par la municipalité.

Pas de culture de la fête

Pour rappel, la vie nocturne est très réglementée. Les autorisations courent jusqu'à 2 heures du matin pour tout le monde hormis les boites de nuit qui doivent fermer à 6 heures tapantes. Mais malgré ces bornes, la cohabitation est tout de même difficile, faute selon certains organisateurs d'une culture de la fête. "Il y a une période où je me suis dit qu'on allait à reculons. C'est un véritable métier. On est pas là en train bricoler et de rigoler. Il faut que chaque personne dont les autorités prennent leurs responsabilité", dit Jean-Yo, organisateur d'événements.

Des contrôles réguliers

Selon nos informations un seul établissement est sous le coup d'une procédure qui pourrait mener à sa fermeture. Des contrôles sont régulièrement effectués dans ces lieux de fête. À la rue Lamartine par exemple, l'un d'entre eux l'a été plus de 5 fois depuis le début de l'année. 

Cependant les autorités se retrouvent confronté à une nouvelle mode plus difficile à maîtriser. En effet chez les plus jeunes la tendance est au rassemblement sauvage. Une autre paire de manche pour les habitants et la police, car souvent à leur arrivée, il n'y alors plus personne à verbaliser.

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