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L’UDE-MEDEF Guadeloupe pose ses exigences au futur chef de l’Etat

La principale organisation patronale du département refuse de donner clairement une consigne de vote pour le second tour. Mais ses attentes exprimées par son président Bruno Blandin, sont sans équivoques. L’union des entreprises appelle en outre les guadeloupéens à se rendre massivement aux urnes ce samedi.
Par Thierry Fundéré
Par Thierry Fundéré
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Bruno Blandin. © RCI
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Le patronat a souhaité se faire entendre pour cette élection présidentielle

Le Medef-Guadeloupe a convié la presse locale à un échange sans langue de bois mercredi matin dans ses locaux de Jarry, à Baie-Mahault. L’organisation patronale tenait ainsi à faire entendre sa voix dans l’entre deux tours de la présidentielle et dans la perspective du second tour, samedi prochain chez nous. Pas de consigne de vote claire, mais plutôt implicite. Le Medef Guadeloupe qui par ailleurs réaffirme sa revendication de zone franche globale pour la Guadeloupe, prônant également un vrai choc simplification administrative et une mobilisation d’envergure pour l’emploi des jeunes dans les outre-mer, plus singulièrement  dans notre archipel.

L’organisation redit son attachement à la création d’un « Ministère de la Mer et des Outre-Mer » dans le prochain gouvernement consécutif à l’élection du nouveau chef de l’Etat.  « Ce grand ministère devrait regrouper tous les services (autres que ceux relevant du cœur du régalien tels que la Marine Nationale) en charge des questions concernant les Outre-Mer et la Mer. Cette mesure n’induit aucun effort budgétaire et peut être source d’économies très substantielles » a indiqué Bruno Blandin, le président de l’UDE, ajoutant que « nos politiques traditionnelles sont devenues largement obsolètes. C’est pourquoi, je propose la création d’un « Haut Commissaire au développement des Outre-Mer. Il serait chargé d’une mission temporaire contrainte dans des délais courts, d’identifier les problématiques essentielles des outre-mer, les axes structurants d’une nouvelle politique de développement ».

Au moins 250 M€ de dettes des collectivités locales envers les entreprises

A la question, quelles mesures concrètes attendez-vous du prochain chef de l’Etat, pour les entreprises ? Réponse du patron des patrons guadeloupéens. « Un arrêt de la progression des prélèvements obligatoires, y compris et surtout de la fiscalité locale. Nous sommes totalement hostiles à la proposition de nos Présidents de RUP consistant à doubler le plafond de l’octroi de mer régional en le portant à 5 % et à en élargir son assiette aux services alors même que l’octroi de mer vient d’être étendu à la production des TPE et ETI, proposés par les RUP. C’est contre productif, destructeur d’emplois et va à l’encontre du mouvement général de résolution des difficultés budgétaires par maîtrise et optimisation de la dépense publique » déclare Bruno Blandin.

Autre demande patronale, un meilleur accès à la commande publique des entreprises locales et de l’emploi local, par la mise en œuvre effective d’un SMALL BUSINES ACT prévu par la loi et qui doit être amplifié, la prohibition dans les DOM du recours aux personnels détachés par les entreprises (sauf dérogations justifiées). Mais aussi une sécurisation des paiements de la commande publique : par une titrisation des créances certaines sur donneur d’ordre publics et portage par les établissements financiers dotés à cet effet : BPI, CDC, une subrogation effective dans le règlement des cotisations fiscales et sociales, et une effectivité plus affirmée de la mission de contrôle financier dévolue aux DRFIP. Le MEDEF Guadeloupe qui a rappelé enfin, le montant de l’ardoise globale des collectivités locales envers les entreprises guadeloupéennes : entre 250 et 300 M€. Une situation intenable pour le président Bruno Blandin. 

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