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Agression au SIAO : de la précarité à la délinquance

Au lendemain du drame qui s’est produit mardi au siège du Service Intégré de l’Accueil et de l’Orientation de la Martinique beaucoup s’interrogent encore sur les raisons qui auraient pu pousser deux femmes à agresser sauvagement une employée du SIAO. Après s’être rendues hier soir à la gendarmerie de Redoute, elles sont actuellement en garde à vue au Commissariat de Police de Fort-de-France.
Par Karl LORAND
Par Karl LORAND
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Les deux jeunes femmes soupçonnées d'avoir agressé une employée du SIAO sont relativement jeunes, la première est âgée d’une vingtaine d’années, l’autre a quant à elle a une trentaine d’années…Toutes deux, étaient déjà connues des services sociaux et en l’occurrence du SIAO.

Elles étaient suivies depuis 1 mois par la structure dans le cadre d’un accompagnement vers un logement puisque selon nos informations, ce couple lesbien vivait depuis quatre mois dans une voiture.Victimes d'homophobie, elles auraient été prises en charge par l’Union des Femmes de la Martinique qui aurait déposé une demande d’hébergement d'urgence pour ces deux femmes auprès du SIAO.

Le couple a été hébergé gratuitement durant 1 mois à l’hôtel dans le cadre du dispositif d’accompagnement vers le logement. Ces deux femmes considérées comme calmes et polies par certaines personnes les ayant côtoyées ont été redirigées par le SIAO vers un logement qui entre dans le cadre d’une Allocation Logement Temporaire. Le principe est d'être logé en échange d’une petite participation financière. Faire le geste de payer à hauteur de ses moyens pour montrer son implication dans le processus d’accompagnement.

Une participation financière équivalente à 7% des revenus de l’accompagné ou des accompagnés, s’ils sont en couple ou plusieurs. En effet, si la plus jeune des deux femmes ne bénéficiait d’aucune aide sociale, l’autre en revanche - ayant par le passé exercé une activité professionnelle - bénéficiait d’une aide sociale de plus de 700 € et était donc en mesure de régler cette participation s’élevant à un peu plus de 90 € pour ce cas précis.
Selon une source, ces dernières auraient refusé de se plier à cette condition. Le propriétaire des lieux aurait donc réclamé leur départ.

Par la suite, ces deux jeunes femmes ont été reçues par leur future victime au SIAO afin de faire le point sur leur situation. C’est dans le cadre de cet échange que la plus jeune des deux femmes poignardera à plusieurs reprises l’employée de la plateforme sociale, actuellement hospitalisée.

Un drame qui se produit au sein d’une structure sociale venant en aide aux personnes en grandes difficultés ou dans le besoin…Une donnée que les travailleurs sociaux déplorent plus que jamais et qui a clairement miné leur moral.

Audrey Ollon et Mario Guiolet






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