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Clarissa, Ahmed, Franck : l'hommage de la Nation

Un hommage aux trois policiers tués la semaine dernière à Paris et Montrouge a été rendu ce matin à la préfecture de police de Paris. Parmi eux, la policière martiniquaise Clarissa Jean-Philippe.
Par Aline DRUELLE
Par Aline DRUELLE
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Image bouleversante ce matin dans la cour de la préfecture de police de Paris. Celui de la mère de Clarissa Jean-Philippe, effondrée, au moment où François Hollande vient saluer les proches de la jeune policière municipale tuée jeudi dernier à Montrouge. {"Il m'a fait beaucoup de mal, il ne fallait pas prendre ma fille"}, lui souffle-t-elle, en larmes. Quelques instants plus tard, le cercueil de Clarissa Jean-Philippe est entré dans l'enceinte, avec ceux d'Ahmed Merabet et Franck Brinsolaro. Le président de la République a alors remis aux trois policiers la légion d'honneur à titre posthume. François Hollande a pris quelques instants devant chaque cercueil pour se recueillir. Une minute de silence a ensuite été observée. {{"ILS SONT MORTS POUR QUE NOUS PUISSIONS VIVRE LIBRES"}} {"Cette femme, ces hommes étaient des policiers. Ils partageaient une volonté, celle de protéger leur concitoyen. Ils avaient un idéal, celui de servir la République. Ils sont morts dans l'accomplissement de leur mission, avec courage, bravoure, dignité"}, a ensuite déclaré le chef de l'Etat dans son discours. {"Grâce à vous, c'est la liberté qui a gagné sur la barbarie"}. François Hollande a également dit quelques mots sur chaque victime. {"Elle aimait son quartier, elle aimait son île, elle aimait la France, elle voulait la servir"}, a-t-il déclaré à propos de Clarissa, décrivant une jeune brigadière {"impatiente, rayonnante, ardente"}, {"tombée en martyre"} jeudi dernier, dont l'image de {"jeune fille ultramarine heureuse de servir son pays nous éclairera pour toujours"}. {"Elle a été lâchement atteinte dans le dos. Comment justifier que l'on puisse tuer lâchement une jeune femme de 26 ans, riche de toutes les promesses de la vie, dévouée aux autres? Comment peut-on comprendre qu'un assassin commette cette abomination? "}, s'est interrogé François Hollande. En hommage à Clarissa Jean-Philippe, une cérémonie oecuménique doit également avoir lieu ce soir à Montrouge.

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