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Assises de Lyon : procès du meurtre du martiniquais Jérôme Joseph

Le procès du meurtre d'un martiniquais, en décembre 2014 à Lyon, se déroule jusqu'à vendredi aux Assises.
Par Aline Druelle et Eric Dupuy
Par Aline Druelle et Eric Dupuy
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 Le procès du meurtre du martiniquais Jérôme Joseph, en décembre 2014 à Lyon, se déroule jusqu'à vendredi aux Assises.
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(©ED)

Presque toute une famille du quartier Epinay-Grand Fleur, à Sainte-Luce, est venue assister cette semaine au procès du meurtrier de Jérôme Joseph, tué de 44 coups de couteaux le 18 décembre 2014 dans la banlieue lyonnaise où il habitait. Agé de 36 ans au moment des faits, le martiniquais était en fauteuil roulant. Dans le box des accusés : l’une de ses connaissances, qui l’a tué à la suite d’une bagarre sur fond de vente de cannabis. Le meurtrier présumé, Kevin Lejarre, s'était rendu de lui-même à la gendarmerie.

Au cours de l'audience, à la barre, le jeune homme de 27 ans, qui a déjà connu deux passages en prison, a présenté ses excuses et ses regrets à la famille. Le prévenu, fils d'une guadeloupéenne et d’un ancien footballeur professionnel avec qui il n’a jamais vécu, a tout de suite pris la mesure de son acte de folie le 18 décembre 2014. S’il a reconnu avoir tué Jérôme Joseph de multiples coups de couteaux à la gorge et au thorax, ses déclarations ne permettent pas pour autant de faire toute la lumière sur l’affaire. Ce qui laisse un goût amer à Claude Joseph, la sœur de la victime. "Je comprends qu’il veuille se défendre, mais il a ôté la vie de mon frère et il faut qu’il paye", a-t-elle déclaré.

Le soir des faits, tout s’est passé très vite. A la veille des vacances de Noël, une bagarre a éclaté entre la victime et Kevin Lejarre qui était devait récupérer 100 grammes de cannabis dans l’appartement de Jérôme Joseph, handicapé de naissance et ancien champion de France d’handiboxe, qui cultivait la drogue dans son logement.

L'avocat de l'accusé, maitre Bertrand Sayn, assure rejoindre l’attente de la partie civile : "Kevin Lejarre a reconnu les faits mais son récit démontre que le comportement de la victime n’est pas exsangue de tout reproche, ou en tout cas a aussi une cause dans le drame".

Après les témoignages d’experts et de proches de la victime, place demain aux réquisitions et aux plaidoiries. Pour meurtre sur une personnes vulnérable, Kevin Lejarre encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

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