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Assises : "Je ne comprends pas pourquoi on en est arrivé là"

5 hommes comparaissent devant la Cour d’Assises de Fort-de-France depuis lundi. Hier mercredi, tous les accusés sont passés à la barre et ont livré des détails qui ont bouleversé l'assemblée.
Par Karl LORAND
Par Karl LORAND
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"Qui a coupé les cheveux ? c’est moi ; qui a décidé de mettre les Sainte-luciens dans la cabane ? C’est moi. Qui les attachés ? C’est encore moi…vous leur avez donné des coups ? oui." Cet échange est celui entre Mickael Labejof et la présidente de la Cour d’Assises de Fort-de-France. Dernier des accusés à passer à la barre, il a pourrait-on dire permis de clarifier les choses et surtout d’établir le niveau de responsabilité de chacun. Si les 4 autres ont essayé d’éluder certains faits, lui d’un air presque froid n’a quasiment rien occulté. L’instigateur, le plus violent dans les actes de torture, c’est bien lui.
Son frère, Sébastien est apparu lui finalement comme la 2ème lame en soutien. Ce dernier n’a flanché qu’en voyant les photos des victimes. On peut le comprendre, même de loin dans la salle on distinguait le corps baignant dans une mare de sang. Axel Alger, lui a été frappé d’amnésie; ce grand gaillard a eu bien du mal décrire son degré de participation. Il n’a pu qu’avouer être l’auteur des tirs : "un accidentel et un autre intentionnel" dira-t-il. Il s’est alors tourné vers la famille de la victime pour s’excuser d’avoir ôté la vie à un homme qu’il ne connaissait même pas.
Les 3 principaux accusés sont restés constants sur le mobile de cette expédition. L’un voulait récupérer son fusil l’autre son argent et enfin le dernier ses bijoux, quelques euros, des vêtements... et que tous étaient en colère. "On a mal agi, je ne comprends pas pourquoi on en est arrivé là… " dira Mickael Labejof.
La présidente de la Cour d’Assises, lui a rappelé qu’entre le 1er rapt et le départ du cabanon, il s’est écoulé plusieurs heures. Un laps de temps durant lequel ils auraient pu interrompre cette escalade de violence…et pourtant aucun d’eux ne l’a fait.

Audrey Ollon et Cédric Catan


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