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Entre 12 et 24 mois de prison pour les mutins de Fond-Sarail

Des peines de prison nettement inférieures aux réquisitions du ministère public ont donc été prononcées au tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre à l’encontre des 9 mutins de Fond-Sarail jeudi soir. Ces détenus devaient répondre des dégradations et violences commises le 2 août dernier au centre de détention de cet établissement. Une situation qui avait obligé les autorités à mobiliser d’importants moyens pour rétablir l’ordre et éviter une mutinerie générale. Les 9 détenus incriminés écopent tous de peines inférieures ou égales à deux ans de prison. Le ministère public avait requis jusqu’à 5 ans…
Par Thierry Fundéré
Par Thierry Fundéré
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Entre 12 et 24 mois de prison pour les mutins de Fond-Sarrail

Près de 5h de débat auront été nécessaire pour juger, selon la procédure de comparution immédiate, devant le tribunal correctionnel de P-à-P, ces 9 détenus poursuivis suite à la mutinerie de début août au centre pénitentiaire de Baie-Mahault. Des détenus qui devaient répondre donc, des dégradations commises ce jour-là, pour un préjudice totale de près de 40.000€, mais aussi pour les violences qui leur ont été reprochées… Pour mémoire, lors de la survenance des faits, durant la matinée du mercredi 2 août, une situation insurrectionnelle a obligé la direction du centre pénitentiaire à demander la mobilisation de renforts de la gendarmerie et notamment le GIGN, pour rétablir l’ordre dans ce quartier du centre détention où les détenus incriminés s’étaient retranchés. En réaction aux fouilles opérées la veille avec à la clé des saisies de téléphones portables, produits illicites et armes artisanales, ces 9 individus incarcérés, non contents de s’être fait confisqués également, des autocuiseurs et autres téléviseurs  qu’ils estimaient s’être procurés légalement, ont ainsi manifesté leur colère. Ils avaient alors brûlé des matelas, cassé du mobilier, lancé des objets sur le personnel pénitentiaire, avant d’être finalement maitrisés au bout de 2h. Durant l’audience les versions ont divergé sur le degré d’implication des différents protagonistes, dont certains ont masqué des caméras de surveillance, tandis que d’autres auraient agi en tentant de dissimuler leur visage. Appelé à témoigner à la barre, le directeur du centre pénitentiaire a insisté pour sa part sur la gravité des faits commis et les mesures importantes qui ont dû être mise en œuvre pour éviter l’embrasement.  La suite, ce fut, le procès dans le procès, celui de l’administration pénitentiaire et des conditions de détention à Fond-Sarail ; sous la férule des avocats de la défense. Pour les faits reprochés, le ministre public a requis des peines comprises entre 2 et 5 d’emprisonnement supplémentaire. Des réquisitions jugées sévères et démesurées par la défense. Après en avoir délibéré, le tribunal a finalement condamné les 9 prévenus pour les faits qui leur étaient reprochés à des peines allant d’un an de prison à deux ans, et la confiscation des objets saisis.

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