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L'infanticide d'une petite fille de deux ans devant la cour d'assises

À partir de ce matin, la cour d'assises de Fort-de-France juge une mère de famille de 25 ans pour le meurtre de sa petite fille de deux ans et demi.
Par Karl Lorand et Béatrice Vandevoorde
Par Karl Lorand et Béatrice Vandevoorde
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Palais de justice Fort-de-France
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La cour d'assises de Martinique juge une affaire d'infanticide. ©Archives RCI Martinique

Cassandra Claire, 25 ans, fera face à la cour d'assises de Martinique à partir de ce mercredi matin (12 septembre 2018). La jeune femme comparaît pour le meurtre de sa fille âgée de deux ans et demi.

Les faits s’étaient produits au domicile familial le 23 juin 2016. La jeune maman avait étouffé sa fille après une dispute avec son compagnon qui n'était pas le père de la fillette.

La vie de Cassandra Claire semble jalonnée de douleurs comme autant d’annonces du drame qui devait se jouer ce 23 juin 2016. Cet après-midi-là, la jeune femme s’enferme avec sa fillette dans la chambre de son logement à Fort-de-France. C’est là que son compagnon, Steeve, la découvrira peu après, serrant la petite Amaryllis contre elle en lui maintenant un oreiller sur le visage. Le jeune homme expliquera par la suite qu’il a du lutter pour arracher l’enfant à sa mère. Dans un état grave, la petite fille mourra quatre jours plus tard des suites de cette asphyxie.

Cassandra Claire n’a jamais essayé de nier les faits mais elle a toujours eu du mal à les expliquer. Lors de ses auditions, elle évoque une sensation de déconnexion au moment des faits mais elle reconnait aussi avoir pensé : «il ne l’aura pas » alors qu’elle craignait que le père de la fillette ne la prive de la garde de l’enfant. Les experts, eux, ont retenu qu’elle avait agi dans un contexte anxio-dépressif qui a pu altérer son discernement.

Fragile, la jeune femme avait déjà traversé plusieurs épisodes dépressifs ponctués par des tentatives de suicide. Elle avait même déjà menacé de tuer sa fille. Juste avant son geste fatale du 23 juin, Cassandra Claire avait envoyé des messages à l’une de ses plus proches amies: « Vous ne me verrez plus,  ne me cherchez pas. Oubliez moi et ma fille. »

Le procès est prévu pour durer trois jours. Verdict attendu vendredi si la météo ne s'en mêle pas.

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