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Audiovisuel public : des quotas ou pas pour les Outre-mer ?

Quelle visibilité pour les Outre-mer dans l'audiovisuel public ? Avec la suppression annoncée de France Ô, la question se pose et les sénateurs comme les députés s'en sont justement saisis. Avec des avis qui divergent.
Par Aline Druelle
Par Aline Druelle
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Plusieurs parlementaires ont émis des propositions pour la représentation des Outre-mer dans l'audiovisuel public
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Flickr/goldberg/CC

Un groupe de travail inter-parlementaire, missionné par le gouvernement en octobre dernier, a formulé plusieurs recommandations et s'est notamment prononcé pour la mise en place de quotas pour s'assurer de la présence de contenu ultramarin, afin de "fixer des critères de visibilité". Des quotas "qualitatifs" mais surtout "quantitatifs", "en comptabilisant mensuellement au moins 5 % de contenus ultramarins dans les journaux télévisés de France 2, France 3 et sur la chaîne France Info" et "au moins 3% de programmes ultramarins sur l’ensemble des grilles des chaînes du groupe France Télévisions entre 6h et 22h30". En ce qui concerne Radio France, les parlementaires préconisent chaque mois "un quota d’au moins 5 % pour l’information et d’au moins 4 % pour la musique des outre-mer, dont au moins 2 % de nouveaux talents". En cas de non respect, des sanctions financières du CSA pourraient être prononcées.

Mardi, c'est la délégation sénatoriale aux Outre-mer qui a présenté son rapport d'information sur "la représentation et la visibilité des outre-mer dans l’audiovisuel public". Au terme d'une quinzaine d'auditions, c'est un contre projet qui est proposé par les sénateurs, avec notamment le maintien de la diffusion de France Ô sur la TNT jusqu'en 2025 au moins.

En ce qui concerne les quotas, ce n'est pas la solution pour Michel Magras sénateur LR de Saint-Barthélémy et président de cette délégation Outre-mer. "C'est une erreur monumentale pour une multitude de raisons", a-t-il expliqué. Et de préciser son propos : "Sur quelle base légale établir ces quotas, comment les répartir et ne pas risquer de créer des tensions entre les collectivités ?"

Ecoutez le sénateur Michel Magras au micro de RCI Paris

 

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