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Maria : l'arrêté de catastrophe naturelle ne prend pas en compte les dégâts du vent

Comme en Guadeloupe, l'arrêté de catastrophe naturelle publié samedi (23 septembre 2017) ne fait pas l'unanimité chez les élus. Les dégâts provoqués par les vents violents de l'ouragan Maria ne sont pas pris en compte, notamment dans le secteur agricole.
Par Karl Lorand et Faustine Le Guillard
Par Karl Lorand et Faustine Le Guillard
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bananiers lorrain maria
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Le cyclone Maria a détruit l'ensemble des plantations de la commune du Lorrain. ©Ville du Lorrain

La grogne a commencé dès samedi soir en Guadeloupe après que les maires ont pris connaissance de l'arrêté de catastrophe naturelle publié suite au passage de l'ouragan Maria. Et c'est aujourd'hui aux maires des communes du nord atlantique de la Martinique d'exprimer leur incompréhension quant à l'arrêté de reconnaissance de l'Etat de catastrophe naturelle.

En effet si le texte signé de la main du Premier ministre, Edouard Philippe relève les "Inondations par choc mécanique des vagues du
18 septembre 2017 au 19 septembre 2017" et les "Inondations et coulées de boue du 18 septembre 2017 au 19 septembre 2017", il ne fait absolument pas mention des dégâts provoqués par le vent du cyclone Maria.

Pourtant près de 70% des plantations de bananiers ont été détruites par les rafales cycloniques en Martinique. "Le gouvernement devra changer de décision. Ils sont un peu trop durs avec nous. Nous savons très bien que la Martinique est une zone agricole avec une agriculture fragile puisqu'il s'agit à 80% de la banane. Donc je pense qu'on devra s'orienter vers une déclaration de catastrophe naturelle pour l'ensemble des DOM du secteur. De toutes les façons, les professionnels vont réagir. Je solliciterai les agriculteurs pour qu'ils montent au créneau", a commenté Joseph Péraste, maire du Marigot en marge des élections sénatoriales.

L'arrêté de catastrophe naturelle concernant la Martinique : 

 

Ouragan MARIA Reconnaissance catastrophe naturelle
L'arrêté du 22 septembre 2017, publié au journal officiel n° 0224 du 24 septembre 2017 reconnait
les communes suivantes en état de catastrophe naturelle :

 

Inondations par choc mécanique des vagues du
18 septembre 2017 au 19 septembre 2017 :
- Anses-d’Arlet (Les),
- Carbet (Le),
- Case-Pilote,
- Ducos,
- Fort-de-France,
- Grand’Rivière,
- Lamentin (Le),
- Prêcheur (Le),
- Rivière-Pilote,
- Saint-Pierre,
- Sainte-Luce,
- Schœlcher.

 Inondations et coulées de boue du 18
septembre 2017 au 19 septembre 2017
- Ajoupa-Bouillon,
- Basse-Pointe,
- Fonds-Saint-Denis,
- Fort-de-France,
- Gros-Morne,
- Lorrain (Le),
- Marigot (Le),
- Morne-Rouge (Le),
- Saint-Joseph,
- Sainte-Marie,
- Trinité (La).

En conséquence, les personnes sinistrées titulaires d'une police d'assurance garantissant leurs
biens des dommages d'incendie ou de tout autre dommage, peuvent bénéficier de la garantie
catastrophe naturelle. Ces polices d'assurance sont généralement appelés «multirisques».
Les automobilistes et tous véhicules à moteur bénéficient de cette assurance, s'ils sont assurés en
incendie ou en dommage.
Les assurés disposent d'un délai maximum de 10 jours à compter de la date de publication de
l'arrêté, soit jusqu'au mercredi 4 octobre 2017 pour déclarer à leur compagnie d'assurance leurs
dommages matériels directs (dégâts occasionnés sur les bâtiments, les marchandises, les
matériels, le mobilier ou les récoltes engrangées).
Ce délai est porté à 30 jours pour les déclarations de perte d'exploitation consécutives à
l'événement pour les professionnels titulaires d'une garantie ou police couvrant les pertes
d'exploitation ou de bénéfice.
ATTENTION : les assurés n'ayant souscrit que la garantie minimum obligatoire dite de
responsabilité civile, ne peuvent bénéficier de la garantie «catastrophe naturelle».

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