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Filière canne : un plan, un pacte et un objectif ambitieux réaffirmé par la Région et les professionnels martiniquais

Dans le mano a mano des professionnels de la canne à sucre et de la collectivité régionale de la Martinique, une nouvelle étape a été franchie vendredi dans le plan de sauvegarde de la filière canne avec la signature du Pacte III. Elle intervient sept mois après le pacte II. Il engageait ses signataires "à mettre en place plusieurs mesures" destinées à pallier les grandes difficultés de producteurs canniers à œuvrer à la relance de la filière...
Par Jean-Philippe LUDON, @jpludonrci
Par Jean-Philippe LUDON, @jpludonrci
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Et l’une des premières traductions de ce pacte II a été la création en novembre 2014 d’une SICA. Une société d’intérêt collectif agricole chargée d’assister les planteurs et de renforcer leurs moyens financiers et qui, de l’avis des producteurs, porte déjà des fruits. Dans ce contexte, atteindre à terme (d’ici une dizaine d’années) une production de 100 000 tonnes de canne est un objectif pour le moins ambitieux caressé par la profession.

Un objectif repris et réaffirmé par la 1ère vice-présidente de la collectivité régionale Catherine Conconne lors de la signature vendredi 27 février du pacte III du plan de sauvegarde de la filière canne-sucre-rhum de la Martinique. Pour l’instant, on en est loin. Et on part de loin avec une production de tout juste 39 000 tonnes. Pourtant, Catherine Conconne s’est montrée optimiste au micro de Pascal Michaux de RCI vis-à-vis d’une production cannière d’avenir qui donne à la fois de l’activité et beaucoup de fierté à la Martinique. Selon elle, cette production passera cette année (2015) de 39 000 tonnes à 55 000 tonnes.

Le pacte III de la relance de la filière devrait à ses yeux amplifier cette augmentation de la production. Un pacte qualifié « d’accompagnement » de tous les partenaires. « Qu’il s’agisse de ceux qui payent, de l’Etat mais avec un moteur puissant qui est le conseil régional de la Martinique qui, au quotidien, se trouve aux côtés des planteurs et aux côtés de l’usine (…), souligne Mme Conconne.

Du côté de la profession, on se félicite de la nouvelle dynamique mise en place pour une véritable relance de la production. 1er vice-président de la SICA Canne, Stéphane Gouyer salue le climat de confiance qui prévaut aujourd’hui entre les professionnels et les pouvoirs publics.
Mais au-delà de cette confiance retrouvée, ce sont toute une série de mesures de soutien des producteurs qui sont mises en avant.

Elles concernent entre autres l’aide à la balance votée en temps et en heure par les collectivités régionale et départementale, la garantie pour les planteurs d’être payé un mois après la récolte là où il leur fallait attendre six mois parfois. Mais au-delà des préoccupations financières, il y a aussi la question de l’utilisation d’herbicides pour faciliter la croissance des cannes. C’est notamment le cas d’un herbicide pour lequel il faut une demande de prorogation de son utilisation sous contrôle des autorités sanitaires, nous a assuré le président de la SICA Justin Céraline.
Le mouvement semble être bien lancé, la fin de la récolte d’ici quelques mois nous dira si le tonnage atteint le confirme.
Jean-Philippe Ludon @jpludonrci

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