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Grève à la fourrière départementale : des négociations au point mort

Une partie des salariés de la fourrière départementale de Mangot Vulcin (Lamentin) est en grève depuis la fin du mois de janvier 2015; ils exigent la réintégration d'un collègue licencié. De son côté la direction refuse cette réintégration, le dialogue est au point mort.
Par Karl LORAND
Par Karl LORAND
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Les enlèvements de voitures par la société Caraïbes Développement qui est en charge de gérer la fourrière départementale de Mangot vulcin tournent au ralenti.
En effet, la fourrière est fermée depuis le 9 février 2015, une décision prise par le gérant Henri Hubert Dupont. Mais attention, la fourrière n’est pas bloquée ! 5 des 8 salariés sont en grève et le piquet de grève des grévistes affiliés à la CSTM n’entrave pas la libre circulation des biens et des personnes.

Pour rappel les salariés grévistes revendiquent la réintégration d’un des leurs, licencié pour avoir eu un accident. De plus ils réclament et la revalorisation de deux primes (risques et salissures). Pour l’heure les négociations entre les deux parties sont au point mort.
"Nous sommes prêts à reprendre les négociations pour en finir et justement arrêter de pénaliser les usagers."a indiqué Bertrand Cambusy secrétaire général de la CSTM.

"Compte tenu de la nature des faits, la CSTM sait très bien qu’il n’est pas possible de le réintégrer"

De son côté Henri Hubert Dupont - en charge de la gestion de la fourrière départementale du Lamentin - se dit également prêt à reprendre le dialogue sous réserve du respect de la loi. Mais il l’a dit et l’a répété : le salarié est licencié et il est hors de question de revenir sur sa décision !

« C’est la CSTM qui a quitté la table des négociations parce que j’ai indiqué que je ne reprendrai pas le salarié qui a fait l’objet d’un licenciement au motif que ce salarié a commis plusieurs fautes, et il a mis en danger les usagers de la route. C’est le seul point qui coince. Compte tenu de la nature des faits, la CSTM sait très bien qu’il n’est pas possible de le réintégrer » a t-il indiqué.

L’appel de l’ordonnance de justice du tribunal de grande instance du 30 janvier 2015 a été rendue lundi matin et la conclusion de ce dernier confirme la première ordonnance selon laquelle les salariés doivent quitter les lieux sous peine d'être sanctionnés à une astreinte de 1000 euros par jour. Une décision qui est pour Bertrand Cambusy une erreur de justice rendue, puisque les grévistes ne bloquent pas le site.

Les parties concernées doivent être reçues cette semaine par des représentants de la CACEM.

Audrey Ollon, Pascal Michaux, Sandrine Huillet






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