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La CGTG lance une campagne pour dénoncer les travers du secteur de la banane.

La CGTG lance une campagne choc destiné à marquer les esprits. Des affiches représentants des ouvriers agricoles de la banane en tant qu’esclaves modernes.
Par Olivia Losbar
Par Olivia Losbar
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banane
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Image de la Campagne CGTG Banane

Ils étaient environ une trentaine ce jeudi matin, réunis au local de la CGTG à Bergevin à Pointe à Pitre.

Un à un, à la tribune, puis dans le public, les ouvriers de la banane de l’entreprise Changy-Dambas sont venus témoigner de leur vie au sein de la société. Certains évoquent leurs histoires avec des trémolos dans la voix. D’autres, entre eux, disent songer à la démission de peur de ne jamais pouvoir atteindre la retraite.

Ils n’hésitent pas à montrer leurs cicatrices et leurs corps aux épaules brûlées, marqués par des années de rude labeur.

Ce sont les mêmes histoires qui sont égrenées : des accidents de travail non déclarés, des journées de travail effectuées et non rémunérées, des conditions de travail pénibles.

Ils se remémorent également cette terrible journée de 2016, lorsque l’un d’entre eux a été fauché mortellement par un bus sur le trajet qui le menait au travail. Une journée pendant laquelle, ils auraient, selon leurs dires, tout de même du travailler, sous le choc. Une journée qui, selon eux, n’aurait pas été payée.

Une situation que le syndicat dénonce aujourd'hui avec virulence.

La CGTG a donc décidé de lancer une grande campagne pour dénoncer ces situations d’extrême précarité qui perdurent dans le secteur de la banane.

Pour eux, il faut que ce fonctionnement qu’ils qualifient d’esclavagisme moderne, cesse.

Aidés financièrement par d’autres antennes du syndicat sur le plan national, mais aussi des organes politiques tel que le Parti Communiste et la France Insoumise, la CGTG a fait publier des affiches qui reprennent et détournent les codes publicitaires des producteurs de la banane de Guadeloupe et de Martinique.

En lieu et place de l’habituel logo de l’IGPBAN, on retrouve un encadré faisant mention de « Banane de l’esclavage en Guadeloupe »

Une campagne qui se veut ouvertement choc, destinée à marquer les esprits et faire comprendre à la population les problématiques rencontrés dans le secteur de la banane.

Les ouvriers affirment comprendre le ras-le-bol de la population guadeloupéenne suite aux fréquents blocages mais selon eux, une telle situation n’est plus tolérable en 2017.

La CGTG promet d’ores et déjà de mener de nouvelles actions sur le territoire et notamment, durant le prochain Tour cycliste de la Guadeloupe.

Le syndicat qui appelle le Conseil Régional à intervenir afin de permettre de trouver rapidement une issue au conflit de la société Changy-Dambas, faute de quoi, ils menacent de nouveaux blocages.

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Le fameux "DIALOGUE SOCIAL" aux Antilles...
Selon l'OIT: "le dialogue social inclut toutes formes de négociation, de consultation ou simplement d'échange d'informations entre représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs sur des questions d'intérêt commun liées à la politique économique et sociale".

La notion de "dialogue social" présupose que les parties en présence aient une culture de compromis ce qui en France et Outre-mer n'est pas toujours voir jamais le cas, comme du côté employeurs et salariés.

Le compromis doit être basé sur un tryptique "bon pour soi, acceptable pour l'autre et tolérable pour le tiers". Il doit être gagnant-gagnant pour l'ensemble des participants et restaurer la confiance pour un travail de qualité et de meilleurs conditions de travail pour chacun.

Un dialogue social de qualité impose de la rigueur fondée sur l'explicitation permanente, le partage de l'information ou encore la parité.

(Ex syndicaliste européen)

Soumis par Lude Alain (non vérifié) le jeu 20/07/2017 - 19:20

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