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Images violentes : monde virtuel mais traumatisme réel

Entre choc et fascination, les images violentes qui circulent sur les réseaux sociaux ne nous laissent pas indifférents. Pourtant, selon la psychologue Néhémie Martin, être confronté à des images violentes peut exposer à un risque de véritable traumatisme pour certains.
Par Olivia LOSBAR
Par Olivia LOSBAR
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Néhémie Martin, psychologue
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Néhémie Martin, psychologue

Beaucoup de vidéos et de photos circulent sur les réseaux sociaux. Des images qui peuvent être extrêmement violentes ou sexuellement explicites et auxquelles nous sommes confrontés chaque jour, volontairement ou parfois contre notre gré. Si la diffusion de ces images violentes semble s’être banalisée au fil des années et du développement des réseaux sociaux, l’impact qu’elles ont sur la population est bien réel.

 

La première arme, c'est la prévention

 

Pour éviter une telle exposition, la première arme, est la prévention.

Les autorités multiplient ainsi les messages à l’attention de la population et notamment du jeune public, pour éviter les partages et la diffusion de ces contenus.

Le délit de « diffusion d’images violentes » a été créé par la loi de prévention de la délinquance de 2007 et modifié en novembre 2014 (article 227-24 du Code pénal).

Il punit « le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support un message à caractère violent ou pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine... ».

La sanction encourue est de trois ans de prison et 75 000 euros d’amende« lorsque ce message est susceptible d’être vu ou perçu par un mineur ».Un autre texte adopté en 2014, punit de cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende le fait de diffuser des images portant atteinte à la dignité humaine.

 

De la violence virtuelle au traumatisme réel 

 

Beaucoup de personnes ont pris l'habitue de faire circuler ce type de contenus violents ou pornographiques. Chez certains, il y a même une réelle fascination.

Pourtant lorsqu'une personne est exposée à ces images violentes ou sexuellement explicites, le risque de traumatisme est réel.

Communiquer avec ses proches peut alors permettre de combattre ce sentiment de désarroi ou de mal être provoqué par le visionnage de ces vidéos ou de ces photos.

Mais quand  le sentiment de mal être subsiste, la consultation avec un professionnel peut devenir nécessaire.

En effet, passé le choc qu’elles provoquent, ces images peuvent faire écho à notre propre histoire personnelle et réveiller des drames intimes.

Un traumatisme qu'il ne faut pas négliger selon la psychologue Néhémie Martin :

 

 

 

 

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