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À l'aéroport de Grand Case, les candidats à l'évacuation attendent leur tour

Six jours après le passage de l'ouragan Irma, les candidats au départ s'en vont tour de Saint-Martin. L'aéroport de Grand Case est depuis ce week-end le théâtre d'un ballet aérien permanent. Notre envoyée spéciale Peggy Saint-Ville est sur place ce lundi (11 septembre 2017).
Par Karl Lorand et Peggy Saint-Ville
Par Karl Lorand et Peggy Saint-Ville
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aéroport grand case salle attente
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Dans la salle d'attente de l'aéroport de Grand Case

Voilà trois jours que les avions de Air Antilles Express et Air Caraïbes multiplient les allés-retour entre l'aéroport de Grand Case et celui de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. Ils ramènent les réfugiés victimes de l'ouragan meurtrier Irma. Les blessés, les femmes accompagnées d'enfants en bas âge sont bien entendu prioritaires.

Samedi, entre 600 et 700 personnes ont été évacués par la voie des airs. Dimanche ce sont 1200 personnes qui ont quitté Saint-Martin. Sur réquisition de l'Etat, les deux compagnies multiplient les rotations. Pas moins de 24 dans la journée de dimanche. Un ballet aérien entamé dès le lendemain du passage d'Irma mais que José avait interrompu vendredi le temps de son passage au large de l'île. Entre temps quelques riches résidents de l'île avaient pu affréter un jet privé pour quitter l'île. 

Ce lundi matin trois avions ont décollé du petit aéroport situé au nord ouest de Saint-Martin. Pourtant, devant les grilles de la zone aéroportuaire, la longue file d'attente ne semble pas diminuer. Hommes, femmes, enfants, personnes âgées, familles, célibataires, blessés, tous ceux qui désirent quitter l'île attendent que leur tour vienne.

Davy, un professeur de math, originaire de Martinique a pu quitter Saint-Martin ce lundi matin. "Quand on est dans cette situation, c'est l'instinct de survie qui parle. Je ne savais même plus quel jour on était. L'instinct de survie fait que on fait ce qu'il y a à faire mais c'est quand je vais rentrer en Martinique que je vais réaliser ce que j'ai vécu", confie le jeune enseignant. "Je pense revenir. De toutes les manières, je travaille ici. Le temps que Saint-Martin se reconstruise et que les activités reprennent je vais revenir. Après, je suis parti parce que je ne sers plus à rien. Je pense qu'il faut que la population laisse les spécialistes agir sur Saint-Martin notamment les médecins", avoue Davy.

Et pour cause Sur l'île du nord, 18 des 24 écoles sont aujourd'hui inutilisables.

L'organisation des départs devraient s'accélérer dans les prochaines heures. L'aéroport de Juliana devrait s'ouvrir aux avions de rapatriement dans la journée de lundi. Situé dans la partie Hollandaise de l'île, il permet d'accueillir des gros porteurs à la différence de Grand Case. Les deux aéroports resteront encore quelques jours sous contrôle militaire. Aucune date n'a été arrêté pour la reprise des vols commerciaux avec les autres îles de la Caraïbe.

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