Abel Louis décrypte la culture des apparences à l'époque de l'esclavage

Par 20/03/2021 - 14:08 • Mis à jour le 20/03/2021 - 14:07

Dans son dernier ouvrage, le docteur en histoire décrypte les codes du paraître au temps de la société esclavagiste.

    Abel Louis décrypte la culture des apparences à l'époque de l'esclavage
©Manioc

Si vous voulez tout savoir sur le costume créole en Martinique, c'est un livre qui devrait vous intéresser

« Homme en noir, femme en blanc ? La culture des apparences à l'épreuve du système esclavagiste en Martinique », c'est le titre de l'ouvrage de l'historien Abel Louis.

Dans les faits, les maîtres ont cherché à contourner les règles à contourner les règlements sur le paraître. Que ce soit au niveau des vêtements ou des bijoux. Les maîtres vont vouloir donner à leurs esclaves domestiques, leurs concubines qui sont leurs maîtresses sur les habitations, les moyens de pouvoir paraître à leurs côtés. Techniquement, à partir des règlements de 1720, elles n'auraient pas eu le droit de porter ces vêtements. On voit bien que les maîtres qui ont les moyens, qui veulent montrer leurs positions dans la société, cherchent à vêtir correctement certaines de leurs esclaves

Un livre dans lequel il aborde plus largement la place de la tenue vestimentaire dans la société. Selon lui, en ce qui concerne les vêtements, les barrières entre les classes sociales n'étaient pas si hermétiques que ça.

Pour en savoir plus sur le sujet, écoutez l'entretien qu'Abel Louis a accordé à Fanny Marsot :

 

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