Marc Latamie ou l'itinéraire d'un artiste-peintre martiniquais devenu James Bond de l'art

Par 05/11/2016 - 11:07 • Mis à jour le 05/11/2016 - 11:07

VIDEOS - A l'initiative de Contact Entreprise, un déjeuner débat a réuni le jeudi 27 octobre 2016 à la Case à Léo, sur l'habitation Clément, une trentaine de convives pour un échange sur "l'art, les collectionneurs et les musées". A la manœuvre, l'agent OSS 117 Marc Latamie. Artiste peintre martiniquais résidant à New-York, il est devenu au fil des ans et des rencontres à travers le monde, un expert mondial dans ce domaine, un James Bond de l'art.

    Marc Latamie ou l'itinéraire d'un artiste-peintre martiniquais devenu James Bond de l'art
La Case à Léo sur l'Habitation Clément au François (Martinique), nous sommes le 27 octobre 2016 à midi. L'heure d'un déjeuner-débat organisé par Contact-Entreprises consacré à l'art, les collectionneurs et les musées.

Dans cette salle traditionnellement affectée à des expositions de peinture, comme en témoignent encore d'immenses tableaux contemporains, autour d'une grande table, une trentaine de convives. Ils ont en commun de partager, à titre professionnel ou pas, un amour pour la peinture, l'art et la culture.

Parmi eux, Bernard Hayot dont la réputation de collectionneurs d'art n'est plus à faire, Madeleine de Grandmaison, Lyne-Rose Beuze, l'artiste plasticien Bertin Nivor, Hassane Kassi Kouyaté, le directeur de "Tropiques Atrium", Dominique Brebion, Jean Crusol et Alex Cypria parmi d'autres.


Image retirée. ©Delgrès
Et pour aborder le sujet de ce déjeuner-débat, Emmanuel de Reynal et Jean-Paul Jouanelle, respectivement président et délégué général de Contact Entreprises ont fait appel à "une être singulier", un expert mondial du sujet et de surcroît, un Martiniquais tout attaché à son île natale, malgré une résidence new-yorkaise et d'incessants voyages de New-York à Tokyo ou de Londres à Dubaï.

Mais alors pourquoi Marc Latamie ? Pour Jean-Paul Jouanelle, le choix n'est pas fortuit et s'inscrit dans la perspective de la création d'un grand musée en Martinique.



La source Martinique est toujours présente partout où je vais...
C'est dans un véritable voyage dans le monde des musées, de leur directeur, dans celui des riches collectionneurs, des œuvres rares portées disparues, puis sorties de l'oubli à force de recherches, de questionnements et d'enquêtes que Marc Latamie a plongé ce jour-là ses auditeurs. L'artiste martiniquais, qui dit être resté le même, être toujours entre deux avions tout en demeurant toujours fidèle à la Martinique, reconnaît que son travail mené pour le compte d'une riche famille du Golfe peut tenir parfois tenir de l'univers des services secrets. Il s'est d'ailleurs vu "affubler" du titre de James Bond de l'art. Une activité qui n'est pas, à ses yeux, contraire à son statut d'artiste.




Homme habituellement discret sur ses activités (comme un agent secret ?), si Marc Latamie a choisi de s'exprimer, tout en restant peu disert sur l'origine des riches collectionneurs de peintures et d'objets d'art pour lesquels il sillonne le monde, il considère aujourd'hui important de partager ses connaissances et de dévoiler un peu de ses activités.



Au cours du déjeuner-débat de ce jeudi-là, la question d'un grand musée en Martinique comme pôle d'attractivité pour ce territoire a été longuement évoquée.

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de g.à dr. Madeleine de Grandmaison, Bernard Hayot et Emmanuel de Reynal © Delgrès


Où le situer ? L'espace de l'ancien siège de la sécurité sociale aux jardins Desclieux à Fort-de-France a été envisagé. Les modalités pour y parvenir également.

A cet égard, un hiatus est apparu entre ceux qui considèrent comme indispensable de faire appel aux moyens de l'Etat et des Collectivités et ceux qui souhaitent au contraire s'en affranchir en faisant appel au mécénat et au privé ou tout au moins au partenariat public-privé.

Là-dessus, Marc Latamie, nourri par une longue expérience, a son idée :

"c'est une histoire qui me trotte dans la tête depuis l'âge de 16 ans. (...) Quand j'ai visité le Louvre à l'âge de 16 ans, je me suis dit que ce ne serait pas mal qu'on ait un musée en Martinique et je n'ai jamais très bien compris pourquoi on ne l'a pas encore ce musée". J'ai eu l'occasion d'en discuter avec certains dirigeants du pays plusieurs fois".




En tout cas, la Martinique dispose avec Marc Latamie d'une expertise et d'une compétence qu'il convient d'exploiter pour développer son attractivité. C'est une conviction exprimée par Jean-Paul Jouanelle, le délégué général de Contact-Entreprise, initiateur de cette rencontre.



Pour ceux qui en aurait les moyens, Marc Latamie les invite à faire le déplacement à Boston (Etats-Unis) en janvier 2017. "Il y aura une vingtaine de pièces au musée des Beaux-Arts de Boston que nous allons inaugurer en janvier et je sais qu'il y a un vol qui fait Martinique-Boston en direct maintenant (NDLR : par la compagnie Norwegian Airways). Et il est évident si les Martiniquais sont curieux (...) ils iront visiter ce musée et découvriront des choses".
Jean-Philippe Ludon
@jpludonrci.