De nombreuses contraintes pèsent sur les agriculteurs qui veulent lancer leur activité

Par • Mis à jour le 18/12/2019 - 11:23

Une journée d'échanges s'est tenue hier autour de la transmission des terres agricoles.

    De nombreuses contraintes pèsent sur les agriculteurs qui veulent lancer leur activité

La transition agricole était au cœur d'une journée d'échange hier (mardi 17 decembre 2019) au Legta de Croix Rivail. Les débats étaient articulés autour de la thématique suivante "l'installation et la transmission agricole : quel accompagnement ? Outils, enjeux et perspectives".

Deux objectifs étaient à l'ordre du jour : l'analyse des dispositifs d'accompagnements des agriculteurs (Accompagnement à l'Installation et la Transmission en Agriculture de la DAAF, le Point Accueil Installation porté par les Jeunes Agriculteurs , chargé d'orienter vers les structures adéquates) et la réflexion en faveur des solutions pour faciliter l'installation et à la transmission des exploitations agricoles.

Les participants ont observé qu'il fallait assouplir les règles d'obtention des aides qui sont pour l'heure trop strictes. Elles ne sont pas adaptées à notre temps selon les exploitants eux mêmes mais aussi les acteurs locaux.

En Martinique, 10% seulement des agriculteurs en création d'entreprise bénéficient d'aides. Parmi les conditions d'obtention d'aides par exemple, celle de l'âge limite fixée aujourd'hui à 40 ans . Pourtant, chez nous tout comme dans l'Hexagone, les exploitants agricoles qui souhaitent reprendre ou créer une entreprise ont 40 ans et plus en moyenne. Il faudrait donc repousser l'âge limite d'attribution des aides.

L'autre difficulté majeure consiste par exemple pour les agriculteurs à montrer les signes d'un début d'activité alors qu'ils demandent une aide pour commencer l'activité.

Une autre situation complexe concerne les agriculteurs qui souhaitent partir à la retraite mais qui ne peuvent pas, faute de percevoir des revenus suffisants (400 à 500 euros mensuels pour un agriculteur à la retraite selon le GRAB, groupement d'agriculteurs bio de la Martinique).

Ce qui ressort enfin, c'est la nécessité de créer un vrai réseau d'exploitants qui aiderait sur le terrain et au jour le jour, les nouveaux arrivés dans leurs démarches et leur travail quotidien.

Marie-Line Mergirie, exploitante agricole, producteur bio à Rivière-Salée et membre du groupement d'agriculteurs bio de la Martinique explique à quoi sont confrontés ceux qui veulent laisser la place aux jeunes.

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