Incendie d'un hangar à banane : les ouvriers agricoles inquiets pour leurs emplois

Par 25/01/2021 - 11:21
01/01/2020 - 00:00

Après l'incendie d'un hangar à Banane au François, le 16 janvier 2021, la quarantaine d'ouvriers agricoles a pu être replacée temporairement dans les habitations alentours. Mais le coût élevé des réparations, couplé avec la durée des travaux, inquiètent ces salariés sur l'avenir de leur emploi.

    Incendie d'un hangar à banane : les ouvriers agricoles inquiets pour leurs emplois
© PSV / RCI Martinique

Un hangar totalement ravagé par les flammes. C'est la triste découverte faite par Jean-Michel Hayot, le gérant de l'habitation Trianon, au François, le 16 janvier dernier. À l'intérieur, de nouvelles machines d'emballage et des dizaines de cartons de banane était entreposés, en pleine saison de la récolte.

Une semaine après l'incendie, la piste criminelle est toujours étudiée par les enquêteurs, d'autant que des cocktails molotov auraient été retrouvé à l'intérieur de ce hangar, tout juste refait à neuf quelques mois plus tôt. On estime à plus d'un million cinq cent mille euros le coût des dégâts, et les travaux pourraient bien durer au moins un an, avant que le site ne soit à nouveau exploitable.

Aujourd'hui, les ouvriers sur place ne cachent pas leurs inquiétudes quant à l'avenir de leurs emplois. « Cela a une conséquence sociale très grave et très déprimante, parce qu'on avait une petite équipe qui travaillait très bien, on avait un petit groupe de CDD qui était intégré au groupe de CDI : ça me fait de la peine de savoir qu'on a dû les placer autre part, et qu'on risque de les perdre. Il y avait cinq ou six personnes en CDD, ils étaient dans l'équipe de coupe, puis ils faisaient aussi du nettoyage, du poly... ce sont des ouvriers polyvalents » témoigne un contre-maître.


En pleine période de récolte, la quarantaine de salariés de l'habitation ne travaille plus sur le site de Trianon, mais grâce à la solidarité d'autres planteurs, tous ont pu retrouver une activité. Mais on craint que les employés en contrat court ne parviennent pas à trouver un emploi par la suite.
Ces 43 ouvriers encore présents s'estiment chanceux de ne pas avoir perdu leurs emplois, mais l'avenir demeure toujours instable, car l'une des craintes de ces hommes et de ces femmes est de revivre une situation similaire.

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