Campagne sucrière : les planteurs surveillent la météo

Par • Mis à jour le 20/02/2020 - 06:48

Depuis hier (19 février 2020), les planteurs de canne à sucre peuvent livrer leur récolte à l'usine du Galion à Trinité. Exploitants comme industriels espèrent effacer une année 2019 calamiteuse.

    Campagne sucrière : les planteurs surveillent la météo

La campagne sucrière est ouverte. Depuis hier, les planteurs peuvent livrer leur récolte à l'usine sucrière du Galion, la dernière de Martinique.

Les planteurs et l'usine se donnés comme objectif de broyer 40 000 tonnes de canne à sucre en 2020.

Il s'agit de doubler le résultat de 2019 qui avait péniblement atteint 23100 tonnes. Une très mauvaise année due à la sécheresse, à l'invasion de mauvaises herbes et au retard des aides européennes.

"Sur pied, la canne a l'air de qualité", Stéphane Gouyer, vice président de la Sica Canne Union

Même si ils sont optimistes, les planteurs se montrent prudents sur la qualité de la production. "Les conditions climatiques ne sont pas mauvaises pour l'instant. Sur pied, la canne a l'air de qualité. Nous avons fait les travaux nécessaires pour que la canne soit belle et riche. Il faut désormais la récolter", Stéphane Gouyer, vice président de la SICA Canne Union, directeur d’exploitation de la plantation cannière du Galion à Trinité.

120 euros la tonne

C'est sur cette qualité que les agriculteurs s'appuieront pour négocier le prix de la canne. Les négociations sont en cours en ce moment pour fixer le prix 2020. Les planteurs de la SICA CANNE UNION visent un prix d’environ 120 euros par tonne de canne. Les négociations doivent aboutir d’ici deux semaines.

"Nous discutons avec nos partenaires industriels pour leur expliquer que le prix de la canne n'est plus le même et évolue chaque année à cause des différentes contraintes que nous avons", précise Stéphane Gouyer.

Un prix qui doit permettre de convaincre les exploitants de poursuivre l'activité même si leur nombre diminue. À titre d'exemple, ils étaient 183 en 2019 contre 203 en 2018.

Une réduction liée à des départs à la retraite non remplacés selon la Sica canne union. Toutefois, les surfaces de plantation restent les mêmes.

La profession et ses partenaires s'organisent tout de même pour inciter l'arrivée de nouveaux planteurs. Le Galion a lancé le pré-financement des plantations afin de soutenir les professionnels et la filière. "L'année dernière nous avons installé trois nouveaux planteurs et cette année on essayera d'en installer encore un. On va essayer de faire en sorte que des jeunes prennent la relève", développe Stéphane Gouyer.

Un raccordement qui fonctionne

Confrontés à des difficultés météorologies l'an dernier, les planteurs ont au moins pu s'appuyer sur une usine fiable. L’usine sucrière qui fonctionne depuis trois via le raccordement à la centrale Thermique Galion 2 affiche un taux de panne en chute libre.

En atteste, le bilan des campagnes 2018 (raccord partiel) et 2019 (raccord total). "Dès que l'usine est arrêtée, la récolte est arrêtée. L'année dernière, nous avons eu une année quasiment sans arrêt de l'usine. Elle peut recevoir des cannes de manière régulière du lundi au samedi. Ce qui nous permet de mieux nous organiser pour nos chantier de coupe", indique le vice président de la SICA Canne Union.

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