Les ménages de Martinique empruntent de plus en plus

Par • Mis à jour le 26/08/2016 - 17:41

L’Institut d’Emission des Départements d’Outre Mer s’est intéressé au marché des crédits. Et son constat est clair : le marché économique martiniquais est en hausse. Non seulement les entreprises et les particuliers font plus de demandes d’emprunt mais elles sont en plus acceptées.

    Les ménages de Martinique empruntent de plus en plus
Les demandes de crédit sont en hausse depuis un an que se soit pour les entreprises ou pour les ménages. Par exemple pour les ménages, les crédits à la consommation ont augmenté de 10% en un an, tandis que les crédits à l’habitat de 5%. Une évolution qui s’explique notamment par la conjoncture économique actuelle

"Cela va bien sur un lien avec les taux qui sont bas. Ce qui motive les demandes de financement", explique Pierre-Yves Le Bihan, le nouveau directeur de l’IEDOM martinique.

Une augmentation qui ne veut pas forcément dire que les martiniquais s’endettent d’avantage. "Aujourd'hui cela fait parti de l'économie. Le crédit appelle de l'activité. Ce que l'on va dépenser va créer de l'activité avec au bout ce que l'on espère tous de l'emploi avec des revenus permanents", analyse le directeur de l'institut financier.

Au-delà des ménages, l’enquête révèle également que les entreprises martiniquaises sollicitent de plus en plus les banques, ce qui est bon signe pour le marché économique. "On réalise une enquête de conjoncture auprès des entreprises en leur demandant si elles ont l'intention d'investir. Elles ont maintenu une opinion favorable sur la prochaine année. Ce qui annonce sans doute un meilleur niveau d'activité", se réjouit Pierre-Yves Le Bihan.

L’enquête révèle que les banques seraient plus souples sur les critères d’attribution de crédit, ce qui expliquerait en partie cette augmentation du nombre de prêts. Au total, les crédits accordés aux entreprises ont augmenté de près de 6%, ceux des ménages de 7% en un an.

Par ailleurs, les créances douteuses, les difficultés de paiement, sont plutôt en baisse. Le taux moyen, qui reste plus élevé que dans l’hexagone, est à 6%, soit une baisse de 0,6 point par rapport à l’an passé.

Karl Lorand et Olivia Lebrun