Motifs impérieux : les annulations se succèdent pour les professionnels martiniquais

Par 02/02/2021 - 06:46
01/01/2020 - 00:00

Les contrôles des motifs impérieux ont débuté ce mardi (2 février) à minuit. Motifs désormais nécessaires, et ce jusqu’à nouvel ordre, pour se rendre dans l’hexagone ou bien venir aux Antilles, mais qui impactent fortement l'activité des professionnels du tourisme.

    Motifs impérieux : les annulations se succèdent pour les professionnels martiniquais

Les motifs impérieux sont donc désormais obligatoires pour se déplacer entre les Antilles et l’Hexagone. Des restrictions sanitaires qui s'ajoutent à celles déjà en vigueur, à savoir le test PCR de moins de 72h négatif obligatoire avant d'embarquer au départ de Paris. Ou encore la septaine obligatoire pour toute arrivée en Martinique, mise en place le 18 janvier dernier. Si l'objectif du gouvernement est de protéger nos territoires des différents variants, le secteur touristique lui, pâti de ces décisions, et notamment dans les hébergements : hôtels, gîtes, villas ou appartements ont tous vu des annulations en cascade ces derniers jours.

Depuis le 18 janvier et la mise en place de la septaine, l'hôtel Bakoua aux Trois-Ilets accuse le coup : avec 25% d'annulation sur le taux de remplissage, il a fallu remettre en place le chômage partiel pour une partie des effectifs.

On le fait au fur et à mesure en fonction des remplissages

Une mesure pour le moment prise en charge à 70% par l'Etat.

Le casse-tête des petites entreprises

Pour les toutes petites structures, en revanche, il n'y a pas d'aides. Francine Guicheteau tient une conciergerie à Tartane à Trinité. Ses deux villas de luxes et deux appartements étaient complets en février, mais dès l'annonce des motifs impérieux, tout a été annulé. Et la cheffe d’entreprise a dû trouver d'autres solutions pour relouer ses espaces.

Des échanges avec des jeunes qui travaillent en télé travail, mais en faisant des réductions de 50%

Autre lueur d'espoir pour les hébergements : les clients locaux. Malgré toutes ces annulations, ils permettent à de nombreux professionnels de maintenir la tête hors de l'eau. 

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