Le préfet condamne les violences de l'aéroport

Par • Mis à jour le 01/03/2020 - 14:06

Au lendemain des tensions et des échauffourées qui sont produites autour et dans l'aéroport Aimé Césaire, le préfet de Martinique condamne ces faits.

    Le préfet condamne les violences de l'aéroport

Après des heures de tensions autour et dans l'aéroport Aimé Césaire, la situation n'est revenue au calme qu'à 22 heures.

Plus tôt dans l'après-midi, des militants de plusieurs associations, des organisations syndicales et des activistes indépendants s'étaient donné rendez-vous à l'aéroport. Ils voulaient avoir l'assurance que le charter venu récupéré des croisiéristes italiens avait atterri à vide en Martinique et que les membres d'équipages ne fouleraient pas le tarmac de l'aéroport Aimé Césaire.

Les réponses de la direction de l'aéroport ne les ont pas convaincues. Un groupe s'est ensuite rendu vers l'ancien aérogare où un équipage espagnol stationné en Martinique devait repartir avec le charter de croisiéristes. C'est là qu'on eu lieu les premiers échanges tendus entre manifestants et forces de l'ordre. Ces derniers ont notamment fait usage de gaz lacrymogène pour repousser les militants.

Des militants qui ont tenté de s'introduire sur la piste. Selon nos informations, au moins deux d'entre eux ont été retenus par les forces de l'ordre. Les autres ont été repoussés.

Coups et insultes

L'épicentre des tensions s'est alors déplacé vers l'intérieur de l'aéroport. Les militants ont réclamé un dispositif sanitaire plus important pour éviter la propagation du coronavirus en Martinique. Au regard de plusieurs vidéos circulant sur les réseaux sociaux, certains militants ont échangé des coups et des insultes avec des voyageurs au niveau des comptoirs d'enregistrement des vols longs courrier.

D'autres ont perturbé l'accès au hall de départ durant plusieurs minutes.

Finalement, une sortie et une entrée de l'aéroport ont été bloquées par des rochers et des éléments de chantiers. Les militants ont notamment empêché la sortie de plusieurs bus tout en filtrant la sortie des voitures. Les passagers voulant partir ont du rejoindre le hall d'enregistrement à pied.

Un blocage qui a provoqué des retards et des perturbations dans le trafic aérien.

Un bus sur la RN5

Au cours de leur opération de barrage, les activistes ont ciblé un bus transportant des touristes allemands qui devaient rejoindre le MSC Precioza au port de Fort-de-France. Après avoir traité les passagers de virus, ils ont contraint le véhicule à faire demi-tour.

Les activistes ont à nouveau tenté de stopper la course du bus en se couchant sur sa route. Ils ont été délogés par les policiers qui ont encore une fois fait usage de gaz lacrymogène.

Le poids lourds a alors pu quitter l'aéroport par une autre issue. Une opération qui a provoqué le colère des activistes qui ont à nouveau bloqué le véhicule sur la RN5 au niveau de la petite station du Larenty. La présence de personne sur la chaussée en plus du bus a provoqué des embouteillages monstres sur cette portion de route très fréquentée. Selon les vidéos tournées par des spectateurs mais aussi des protagonistes de la scène, au moins un des pneus du bus a été crevé et des inscriptions mentionnant le coronavirus ont été laissées sur le véhicule.

Après de longues minutes de tensions, les forces de l'ordre sont intervenues afin d'exfiltrer le chauffeur et les passagers du bus. Ils les ont ensuite escorté jusqu'au terminal des croisières du port de Fort-de-France où ils ont pu embarquer sur le MSC Précioza.

Durant toute la manifestation, les personnes mobilisées ont réclamé "un vrai dispositif sanitaire pour protéger la population martiniquaise du coronavirus".

Le préfet condamne

Dans un communiqué envoyé aux rédactions ce dimanche en fin de matinée, la préfecture indique condamner "avec la plus grande fermeté  les blocages, les dégradations et les violences à l’aéroport".

"La  liberté  d’expression  et  la  liberté  de  manifestation  constituent  des  garanties constitutionnelles  essentielles à  notre  démocratie. Elles  ont  pour  corollaire  la nécessité de respecter la législation et les autres citoyens", rappelle Stanislas Cazelles, le nouveau préfet de Martinique.

Le représentant de l'Etat assure par ailleurs qu'un  dispositif  de  contrôle  sanitaire  est  installé  à  l’aéroport et ciblé sur les passagers en provenance des zones à risque.

Les touristes Italiens qui quittaient la Martinique, après une croisière dans la Caraïbe, ont fait l’objet d’un dispositif spécifique d’accompagnement à l’aéroport  pour  ne  pas  se mélanger avec les autres voyageurs.

 

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