Dix interruptions volontaires de grossesse liées au Zika

Par • Mis à jour le 20/09/2016 - 17:47

Sur les 516 femmes enceintes atteintes du zika en Martinique, 10 d'entre elles ont choisi d'interrompre leur grossesse. Une procédure difficile à vivre pour ces femmes qui nécessite un encadrement et un soutien de la part du personnel soignant. C’est la première fois qu’une épidémie de ce genre fait autant de dégâts chez les femmes enceintes.

    Dix interruptions volontaires de grossesse liées au Zika
L'épidémie de zika tend à s'éteindre en Martinique même si on recensse encore entre 250 et 350 nouveaux cas par semaine. Après 36 semaines d'épidémie, 36 100 cas ont été officiellement enregistrés.

516 femmes enceintes ont été contaminées par ce virus. Et 10 d'entre elles ont choisi sur avis médical d'interrompre volontairment leur grossesse. Au total, les échographies ont révélé 11 cas d’anomalies dont trois cas de microcéphalies et 8 cas d’anomalies cérébrales. "Quand on fait un examen et qu'on découvre des anomalies cérébrales et que les analyses montrent que le virus du zika a occasionné ces dégâts au niveau du bébé, il faut beaucoup discuter avec la maman pour essayer de bien lui expliquer que ce sont des lésions gravissimes. Des lésions qui vont engendrer un hanidcap lourd. Le plus souvent l'issue est l'interruption de grossesse", indique Khalil Zouiten', échographiste à la clinique Saint-Paul.

À titre de comparaison, en Guadeloupe, 470 femmes enceintes ont eu le Zika et aucune malformation n'a été détectée. En Guyane, 915 femmes enceintes ont eu le Zika. Trois cas d’anomalies ont été découverts. Il s'agit d'une microcéphalie et de deux cas d'anomalies cérébrales.

C'est la première fois qu'une épidémie de maladie arbovirose fait autant de dégâts chez les femmes enceintes.

Karl Lorand et Jean-Marc Pulvar