"J'ai raté mon bac puis je suis venu ici pour parler de mon problème"

Par • Mis à jour le 08/09/2015 - 17:52

Alors que la grande majorité des élèves (+ de 95%) a fait sa rentrée scolaire hier, d’autres sont toujours sans formation. Il s'agit de ceux qui n’ont pas eu d’affectation après la 3ème ou encore ceux qui ont raté leur bac et qui n’ont pas trouvé de lycée cette année.

    "J'ai raté mon bac puis je suis venu ici pour parler de mon problème"
Les Centres d’Information et d'Orientation sont mobilisés depuis le début de semaine afin de trouver des solutions pour tous les élèves non affectés. Ce lundi, près d’une centaine d’élèves a fait le déplacement au CIO de Fort-de-France pour formuler de nouveaux vœux sur les places vacantes.

"Ce n'est pas simple, ce qui est important pour nous c'est de leur dire qu'ils peuvent arriver à leur projet de départ mais en faisant peut-être d'autres chemins...C'est leur redonner confiance en eux. Nous ne les avons pas rejetés, c'est un devoir de l'éducation nationale de leur donner une place", a indiqué Georges Arnaud, directrice du CIO de Fort-de-France.

Ces jeunes à la recherche d’une formation ont des profils très différents. Certains ont raté leur bac et cherchent une alternative... "J'ai raté mon bac puis je suis venu ici pour parler de mon problème. Maintenant je vais m'inscrire au CFA", D’autres ont été déscolarisé durant l’année et cherchent une formation, à l'image de cette jeune fille. "J'ai du quitter l'école, je voudrais recommencer", explique t-elle. Quelque soit son profil, chaque élève est guidé par un conseiller car l'objectif est de trouver une solution afin d’éviter la déscolarisation à tout prix.C'est ce que confirme Cyrielle Marchal, conseillère d’orientation."Nous commençons par prendre connaissance de la situation du jeune puis dans un deuxième temps on va leur proposer les différentes options qu'ils peuvent avoir"

Les jeunes qui n'ont toujours pas trouvé d’affectation à l’issue de cet entretien seront mis en contact avec la mission de lutte contre le décrochage scolaire.

Audrey Ollon et Clara Vincent