La Martinique n'a plus de service de fourrière depuis 20 mois

Par • Mis à jour le 16/09/2016 - 14:06

Voilà 20 mois que la fourrière de Mangot-Vulcin au Lamentin n'est plus en activité constante. Après un houleux conflit social, c'est désormais le choix d'un exploitant qui pose problème. En attendant, les communes doivent se débrouiller pour gérer le stationnement interdit. Les usagers eux aussi sont un peu désemparés quand il s'agit de récupérer leur véhicule enlevé. Le dossier de la rédaction de RCI.

    La Martinique n'a plus de service de fourrière depuis 20 mois
La Martinique n'a plus de fourrière depuis 29 janvier 2015. D'abord paralysée par un conflit social tendu, la fourrière de Mangot-Vulcin est désormais en attente d'un exploitant. En attendant que l'Etat choisisse le future gestionnaire du site qui appartient à la Cacem, les communes doivent se débrouiller pour juguler le stationnement interdit.

A Fort-de France par exemple, c'est la police municipale et le service de sécurité de la ville qui s'occupe de cette question. "C'est un vrai problème par rapport au stationnement gênant, abusif et dangereux. Avec la police municipale nous verbalisons les véhicules qui sont en situation de stationnement abusif et gênant. Et si jamais nous avons identifié des véhicules qui étaient en stationnement dangereux, nous les faisons déplacer", explique Steeve Moreau, adjoint au maire de Fort-de-France.

Des propriétaires un peu perdus

En attendant on en vient à se demander ce que devient le site de Mangot Vulcin. "La fourrière n'est plus en fonction même si il y a encore des véhicules à l'intérieur puisque aujourd'hui la Cacem est propriétaire des lieux mais qu'il n'y a aucune exploitation du site", confie Charles Orel, directeur des infrastructures de la Communauté d'Agglomération du Centre de la Martinique.

Pendants les vacances, des sociétés ont été réquisitionnée dans le cadre d'opérations routières menées par la préfecture. Des professionnels comme des garagistes qui peuvent accueillir un nombre limité de véhicules. Les propriétaires démarchent alors eux mêmes les professionnels. "On a déjà eu des visites depuis le début du conflit de la fourrière. Des personnes effectivement se rapprochent de nous pour savoir si leur véhicule ne serait pas sorti de la fourrière durant la période du conflit et qu'il ne serait pas en attente chez nous. Très souvent ce n'était pas le cas parce que très peu de voitures sont sorties depuis le début du blocage", raconte Gilles Georges de la société Casse Auto Nouvelle Formule.

Selon nos informations, face à l'engorgement de certains postes de polices nationales où moto et deux roues étaient jusque là stockés, ce serait la casse du Lamentin qui aurait été réquisitionnée.

Karl Lorand et Peggy Saint-Ville