La pratique de la yole au patrimoine culturel et immatériel de la France

Par 06/02/2017 - 00:43 • Mis à jour le 06/02/2017 - 00:43

VIDEO - La pratique de la yole reconnue comme faisant partie du "patrimoine culturel et immatériel de la France". Un pas a été franchi avec une décision prise mi-janvier 2017 par le comité du patrimoine ethnologique. Edouard Tinaugus et ses amis yoleurs n'y sont pas pour rien.

    La pratique de la yole au patrimoine culturel et immatériel de la France
"Le comité du patrimoine ethnologique, réuni en séance le 12 janvier 2017, a décidé d’insérer la pratique de la yole ronde à l’inventaire du patrimoine culturel et immatériel de la France".

C'est là, l'information transmise tout récemment à l'association Tous Créoles et à RCI, par un Robertin, résidant en France et passionné par l'univers de la Yole depuis son enfance.

C'est aussi pour Édouard Tinaugus, le premier épilogue d'une démarche qui en appelle d'autres. Mais surtout une démarche rendue possible grâce, écrit-il, "au monde de la yole, principalement les associations : OU PA KA SAV, ATHON, BWA VIRE, LAS PALMAS, YOLE NET 2000 et le COMITE DE PECHE, et à qui, il exprime " toute ma gratitude pour votre aide à cette reconnaissance".

Machiniste à la RATP, Édouard Tinaugus, qui n'est pas à son premier combat pour que notre patrimoine et notre culture rayonnent à Paris, a confié sa satisfaction à François Thomas au bureau parisien de RCI dans l'entretien vidéo ci-dessous.



A ceux qui ne connaîtraient pas encore la Yole de Martinique, il décrit ainsi cet élément du patrimoine qui fait vibrer le cœur et l'âme des Martiniquais depuis plusieurs années avec un tour de l'île emblématique :

La yole ronde fait partie intégrante de l’identité de la Martinique et de son histoire maritime. L’histoire de cette embarcation traditionnelle débute au XVIIe siècle.

Des premiers navigateurs amérindiens jusqu’à nos jours, ce sont les apports et les mélanges des techniques navales de ces diverses composantes de la population qui ont abouti à la création d’une forme d’embarcation unique au monde, ainsi que d’une navigation propre à celle-ci.


Image retirée.
©DR
La yole martiniquaise est donc à la fois originale et pluriethnique. À l’origine, elle servait à la pêche et au transport de personnes, de matériels et de produits en tout genre.


Mais avec le temps, c’est un engouement réel pour cet élément de la culture martiniquaise qui est né avec les régates de yoles rondes. À ce jour, il n’existe pas de sauvegarde pour la pratique vivante de la yole, alors même qu’elle s’ouvre sur le monde. En effet, aujourd’hui, yoles et BB yoles sont invitées et bienvenues dans la Caraïbe et dans l’Hexagone.

Des arguments qui, n'en doutons pas, ont certainement joué en faveur de la décision prise par le comité du patrimoine ethnologique au ministère de la Culture.

Jean-Philippe Ludon, @jpludonrci.
Entretien vidéo réalisé par François Thomas, @fthomasrci.