L’alcool au travail : préoccupation majeure de sécurité

Par • Mis à jour le 16/04/2016 - 19:20

Selon une enquête réalisée en mars 2016 en Martinique, 75% des employeurs sondés sont préoccupés par l’alcoolisme de leurs employés. L’addiction à l’alcool, à la drogue, aux médicaments psychotropes ou encore aux nouvelles technologies représente un risque majeur pour la sécurité des travailleurs.

    L’alcool au travail : préoccupation majeure de sécurité
A l'initiative du Centre de Gestion de la fonction publique territoriale de Martinique un sondage a été réalisé auprès de 32 collectivités ou mairies en mars 2016. 24 d’entre elles ont signalé les addictions des travailleurs. 92 % de ces addictions sont liées à l’abus d’alcool.



"L'addiction c'est du domaine du privé, mais le risque professionnel qui va en découler et l'accident de service eventuel, là, c'est du domaine du travail", selon Michèle Varasse, responsable du Pôle Prévention Santé et Sécurité au travail au Centre de gestion de Martinique.

Selon les données de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), de 10 à 20% des accidents du travail seraient liés directement à l'alcool, la plupart d'entre eux survenant chez les personnes tiers.

La sécurité des personnes addictes, celle des autres employés et celle des clients est un problème d'importance croissante. Pourtant, ce n'est pas la seule conséquence des addictions sur le lieu de travail. Au niveau national, l'enquête a été mené par Mildéca auprès des dirigeants et le personnel RH du secteur publique et privé en octobre 2015.




Notre île se place parmi les six régions français les plus exposés au risque de dépendance de l'alcool (12,6 % de la population exposée). Le Centre de gestion de la Martinique souligne l'importance pour les employeurs d'être vigilants.



"Il y a des collectivités qui ont mis en place un règlement intérieur, qui ont évalué ce risque et qui proposent des sessions d'information, de sensibilisation des agents. Il vont dans la démarche de prévention sachant que la difficulté c'est si la personne est dans le déni. Il faut que l'agent soit volontaire pour entrer dans une démarche de soins. Et c'est ça qui peut freiner le processus".

Veranika Chyhir