L’endométriose au centre des interrogations

Par 05/03/2017 - 15:06 • Mis à jour le 05/03/2017 - 15:06

L'endométriose est une maladie gynécologique assez fréquente qui concerne au moins 10% des femmes. Pourtant cette maladie reste assez méconnue du grand public et même de certains médecins et cela implique souvent un diagnostic difficile à établir.

    L’endométriose au centre des interrogations
Du lundi 6 mars 2017 au 12 mars 2017, se tient la 13ème semaine de prévention et d’information sur l’endométriose. A cette occasion, l'association Endo France organise une table ronde, aujourd'hui dimanche 5 février 2017, à la salle des fêtes du François, de 15 heures 30 à 18 heures.

Lors de cette rencontre, un gynécologue mais aussi un psychologue seront présents pour aborder cette maladie qui touche 1 femme sur 10, en âge de procréer.

Le but est d’informer et surtout être à l'écoute de ces femmes qui n'osent pas parler de la maladie.

L’endométriose est une pathologie gynécologique liée à la présence de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus. Plusieurs organes peuvent être touchés et la maladie peut être asymptomatique. Mais dans certains cas elle provoque de fortes douleurs, notamment au moment des règles mais également des troubles de la fertilité.

Plusieurs femmes qui souffrent des règles douloureuses ne s'en inquiètent pas plus que cela et pourtant « souffrir pendant les règles, ce n'est pas normal ». Les spécialistes estiment « qu’il n’y a pas une mais des endométrioses car cette maladie ne se développe pas de la même façon d’une femme à l’autre ».

Les causes de cette maladie restent encore floues. Certains médecins évoquent la piste génétique, d’autres les troubles hormonaux ou immunitaires auxquels s’accompagneraient des facteurs à risque tels l’exposition environnementale.

Selon Jeanne Martel, la représentante de l'association EndoFrance en Martinique, malgré le fait que cette maladie touche 10% des femmes en France, l'endométriose est encore un sujet tabou. D’autant que cette maladie ne dispose pour l’instant d’aucun traitement.