Les ordures s'amoncellent dans la Cacem

Par 24/08/2016 - 14:15 • Mis à jour le 24/08/2016 - 14:15

Depuis un mois et demi, le ramassage des ordures ménagères sur le territoire des quatre communes de la Communauté d'agglomération du centre de la Martinique est perturbé. Le président de la collectivité pointe du doigt les défaillances du prestataire Fiser. Ce dernier avance des soucis de véhicules, de planning et l'approche de la fin du marché qui le lie à la Cacem.

    Les ordures s'amoncellent dans la Cacem
Que ce soit à Morne Pavillon au Lamentin, à Plateau Fofo à Schoelcher, à Desrochers à Fort-de-France ou au bourg de Saint-Joseph, les ordures s'amoncèlent. Les camions jaunes de Fiser se font de plus en plus rares sur les routes de la Cacem.

Après des plaintes répétées des usagers, la présidence de la Communauté d'agglomération a décidé de réagir. "Nous avons fait deux réunions. Nous avons appliqué des pénalités à la société Fiser. Et malgré cela, il y a toujours un manque de moyens humains et techniques sur le territoire. Ce n'est pas seulement une ville, c'est l'ensemble de la Cacem qui subit ce manque de ramassage des ordures ménagères", précise Athanase Jeanne-Rose, le président de la Cacem.

Les élus et les habitants de la communauté d'agglomération commencent à perdre patience. "Cela fait déjà un mois qu'on sollicite l'entreprise Fiser pour combler ce retard. Ils ont argué que sur les 38 camions ils n'en ont que 12 qui fonctionnent. C'est la première fois depuis 15 ans que je suis à la Cacem que je me trouve dans une situation pareille", s'indigne le maire de Saint-Joseph. "Nous arrivons au terme de ce marché le 31 août 2016. Alors est-ce que c'est une volonté délibérée de ne pas combler le vide par peur de dépenser ? Ils auraient du anticiper", souligne Athanase Jeanne-Rose.

Période de congés et problèmes techniques

Du côté de la société Fiser on avance deux causes majeures de ces perturbations du service. "Il faut savoir que nous sommes en période de congés. On a un problème de disponibilité de pièces et de rapidité d'exécution de nos prestataires. C'est un marché qui a duré 7 ans. Il était prévu pour ce marché des camions neufs et des camions de secours d'occasion qui eux sont assez vieux. Ce qui implique davantage de problèmes notamment en fin de marché. Et là nous sommes en fin de marché. En fonction des montants et des délais de réparation, nous devons faire des concessions. Il est inutile d'aller réparer des camions alors que le marché ne sera plus entre nos mains", argumente Martin Brichant, directeur général de Fiser.

À noter qu'à partir du 1er septembre ce sont la société Alizé Environnement, dirigée par Gilles Filin et la SEEN qui appartient au groupe Monplaisir tout comme Fiser.

Karl Lorand, Jessica Dantin et Fanny Marsot