Les soirées étudiantes : un concept de plus en plus répandu en Martinique

Par • Mis à jour le 08/07/2015 - 15:24

Les résultats du bac général et technologique sont arrivés pour l'Académie de Martinique. C'est aussi le cas pour le bac professionnel et le brevet des collèges. L'occasion pour tous les jeunes de célébrer leur réussite (ou leur échec) avec leurs camarades.

    Les soirées étudiantes : un concept de plus en plus répandu en Martinique
Cette année, ils étaient 4833 candidats au baccalauréat, 3011 élèves de première générale et technologique à passer l'épreuve anticipée sans oublier les 5560 collégiens pour le brevet. Quel que soit le résultat, les élèves programment déjà leurs sorties, leurs soirées pour débuter les vacances. Les évènements dédiés exclusivement aux moins de 25 ans sont peu nombreux, mais commencent avec le temps à se développer chez nous. A l'exception des évènements organisés par les parents d'élèves, tout cela fonctionne grâce au bouche à oreille.

Mais ne vous y trompez pas "Evènement pour les vacances, Bal de Promo, Monom..." ce sont plusieurs appellation pour souvent dire la même chose : un moment festif où on se retrouve entre camarades avant parfois de quitter définitivement le département, changer d'établissement, voire même de cursus scolaire.

Sur la liste des ingrédients d'une bonne soirée, il faut de la musique, un bon dj, des artistes, des agents de sécurités, une décoration, de quoi se restaurer et se désaltérer et surtout le public qui correspond. Il y a les évènements organisés par les parents d'élèves auxquels les mineurs peuvent participer, puisque l'alcool y est interdit, mais aussi ceux faits à l'initiative des lycéens eux même.

A WaynHotProd, une association lycéenne et étudiante, ils sont dix à préparer leur premier évènement de ces vacances, c'est dans une semaine. Ils ont en moyenne 18-19ans et viennent d'établissements différents. En ce moment, l'équipe est sur les chapeaux de roue... Ils ont ciblé leur clientèle, les 18-25ans. Tout droit être réglé au millimètre, c'est un vrai business.

Anthony, le président de l'association : "On essaye de garder notre fond de caisse, avoir un minimum pour investir. Il faut compter environ 2000€ en frais administratifs, les flyers, les DJ's, la communication... On fait ensuite un budget prévisionnel. Avec les dépenses effectuées, si on veut être rentable il faut environ 1000 personnes au bar qui consomment et il faut que les préventes se vendent bien."

Thibault Rodrigue & Peggy Saint-Ville