L'insecticide provoquant la microcéphalie n’est pas utilisé en Martinique

Par • Mis à jour le 16/02/2016 - 16:40

Les derniers découverts des médecins sudaméricains révèlent que les nombreux cas de microcéphalie qui touchent plusieurs nouveaux-nés en Brésil ne seraient pas liés au zika mais plûtot à la pyriproxyfène. Cet insécticide empêche la croissance des insectes et est utilisé largement dans l’agriculture, mais il n’est pas utilisé en Martinique.

    L'insecticide provoquant la microcéphalie n’est pas utilisé en Martinique
Après avoir pensé que c'est le zika qui provoquait la microcéphalie des nouveaux-nés, les médecins d’Amérique Latine ont évoqué une autre cause possible : le pyriproxyfène. Il s'agit d'un insécticide utilisé contre la prolifération des moustiques.

L’hypothèse est tombée après le rapport des médecins de Colombie. Dans leur pays, ils ont répertorié 3 177 femmes enceintes touchées par le zika. Il n’y a eu aucun cas de microcéphalie chez les nouveaux-nés.

Le polyproxyfène est un pesticide largement utilisé dans l'agriculture. Mais il n’est pas importé en Martinique et n’a jamais été utilisé par les services de démoustication sur notre île.

Pourtant, un pésticide développé par Sumitomo Chemical, le partenaire japonais de Monsanto, est autorisé en France. En métropole, il est appliqué pour protéger les vignes et les arbres fruitiers. Ces manipulations sont soumises à des réglementations très strictes. Le personnel doit prendre des précautions extrêmes pour éviter l’intoxication et également pour protéger les cultures et les maisons voisines.

Au Brésil le polyproxyfène a été mis directement dans les réserves d’eau potable alors qu’il s’agit d’un élément très toxique et dangereux. Cet insecticide a été introduit dans le programme d’Etat du Brésil en 2014. L’augmentation des cas de microcéphalie au Brésil est aussi un phénomène assez récent.

Après l'hypothèse des médecins selon laquelle le polyproxyfène pourrait être la cause de microcéphalie, le gouvernement a suspendu son utilisation dans le traitement de l’eau potable dans le pays.

Véranika Chyhir