Ne m'appelez-plus jamais Nord-Plage ?!

Par 07/02/2017 - 01:37 • Mis à jour le 07/02/2017 - 01:37

L'érosion, la houle et l'air salin auront eu raison du quartier Nord-Plage au Macouba. Rendu célèbre par un film du même nom, le quartier a été vidé de ses derniers habitants. Sa vocation sera désormais d'accueillir des activités culturelles et touristiques. C'est le souhait du maire qui a relogé les habitants au lotissement Pois doux.

    Ne m'appelez-plus jamais Nord-Plage ?!

Qui se souvient du quartier Nord-Plage au Macouba ? Les habitants de cette commune et de ses voisines Basse-Pointe et Grand-Rivière certainement. Voire plus loin Ajoupa-Bouillon et le Lorrain.

De lieu plein de vie, ce quartier n'est plus que l'ombre de lui même. Niché en dessous d'une falaise rongée par l'érosion, le quartier s'est peu a peu vidé de ses habitants. Les embruns gorgés de sel qui ronge le métal ou le mobilier à l'intérieur des maisons et les vagues de l'Atlantique, parfois en furie, ont peut-être fini par lasser.

Cette atmosphère se dégageait déjà du film réalisé en 2004 par José Hayot, "Nord-Plage", avec Viktor Lazlo, Marianne Faithfull, Alex Descas entre autres. Ou encore dans ces témoignages ci-dessous relevés dans une vidéo sur youtube au titre évocateur, "Nord-Plage, la fin d'une époque".

Le coup de grâce est venu du fibrociment qu'il a fallu détruire lors d'opérations de désamiantage.

"A terme Nord-Plage deviendra un site touristique, un site culturel où, après le désamiantage qui a nécessité la démolition de tout ce qui existait là-bas et qui contenait de l'amiante, nous sommes en train effectivement de réaménager l'espace", confirme Sainte-Rose Cakin, le maire du Macouba.

En tout état de cause, ce site aura "une vocation autre qu'à usage d'habitation parce qu'on ne pouvait plus y habiter, exposer à la houle sous une falaise, des difficultés d'accès et en dehors de cela, l'air salin qui abimait en très peu de temps tout ce que l'on pouvait avoir comme équipements ménagers et autres".

Dans cette perspective, Sainte-Rose Cakin espère qu'il sera suivi par la Collectivité Territoriale de Martinique et la Communauté d'Agglomération Cap-Nord.

Jean-Philippe Ludon, @jpludonrci avec Pascal Michaux