Zika : Les FIV sont suspendues

Par • Mis à jour le 05/02/2016 - 19:37

Transmis par des moustiques, comme le chik ou la dengue, le zika est surtout soupçonné de provoquer des malformations cérébrales, notamment des cas de microcéphalie chez les fœtus et les embryons; C'est pourquoi les services de santé accordent une importance toute particulière aux femmes enceintes de régions touchées. Le Centre de Procréation Médicalement Assistée va suspendre - sur recommandation de l’agence de la biomédecine - les Fécondations In Vitro, mais les consultations vont continuer. C'est la première fois qu'une situation de ce genre arrive en Martinique !

    Zika : Les FIV sont suspendues
A"titre conservatoire", l'agence de la biomédecine recommande désormais aux établissements de santé des départements concernés par l'épidémie de Zika de différer les dons de gamètes et les assistances médicales à la procréation(traitement pour l’infertilité, Insémination, FIV, transferts embryons congelés…)

Les Fécondations In Vitro seront suspendues durant le temps de l’épidémie (peut-être 6 mois, à définir). "Nous allons continuer à faire les explorations qui sont nécéssaires à déterminer les véritables causes de ces infertilités, de préparer les traitements et bien sûr quand cette épidémie sera maîtrisée nous allons recommencer", a indiqué le Dr Serge Duville, coordinateur au centre FIV Martinique. Il aura la lourde tâche d'annoncer aux femmes concernées pourquoi il faudra patienter "le temps c'est l'ennemi des femmes qui souhaitent depuis des années avoir un enfant", a t-il précisé.

Le Dr Duville a également rappelé l'importance de cette mesure de précaution : "c'est pour éviter d'avoir des enfants qui présentent une malformation, ceci dit, le risque est relativement faible". Les consultations des couples en revanche se poursuivront et les explorations sur les infertilités vont continuer.

Pour l'heure en Martinique 15 procédures de FIV programmées sont suspendues, elles reprendront après l’épidémie. Celles qui sont déjà trop avancées vont continuer avec une surveillance médicale renforcée des patientes.

Audrey Ollon et Pascale Lavenaire