15 ans de réclusion criminelle pour le meurtrier de Bruno Pacquit

Par 09/02/2017 - 14:06 • Mis à jour le 09/02/2017 - 14:06

La cour d'Assises de Fort-de-France a condamné Jean-Marc Michel à 15 ans de réclusion criminelle, pour le meurtre de Bruno Pacquit. Âgé de 21 ans il avait été victime d'une fusillade lors d'une fête d'anniversaire, dans la nuit du 11 au 12 mai 2013, au quartier la Démarche à Schoelcher. Le conducteur de la voiture volée, qui comparaissait, lui, pour complicité, violence aggravée, destruction de preuve et transport d'arme blanche a été condamné à 4 ans de réclusion criminelle dont 2 ans avec sursis et de mise à l'épreuve.

    15 ans de réclusion criminelle pour le meurtrier de Bruno Pacquit
15 ans de réclusion criminelle pour Jean-Marc Michel. C'est ce qu'avait requis l'avocat général contre l'accusé.

Les jurés de la cour d'Assises ont finalement suivi les réquisitions de l'avocat général, en condamnant Jean-Marc Michel à 15 ans de réclusion criminelle. Le procès aura finalement duré deux jours.

Tué lors d'une fusillade dans la nuit du 11 au 12 mai 2013, lors d'une soirée d'anniversaire dramatique qui a fait six blessés et un mort.

Dans le box des accusés à côté de Jean Marc Michel, Yvan Josué Corlue le conducteur de la voiture volée, qui comparaissait, lui, pour complicité, violence aggravée, destruction de preuve et transport d'arme blanche.

Il a été condamné à 4 ans de réclusion criminelle dont 2 ans avec sursis et de mise à l'épreuve.

4 ans après les faits, l'émotion est encore palpable pour la mère de Bruno Pacquit à l'issue du procès. "C'était très difficile. Très très difficile. Il a eu pour 15 ans, mais mon fils lui, Bruno Pacquit il a eu pour perpète.

Je n'oublierai jamais mon fils, mais on dit souvent que ce sont les jeunes qui sont en manque d'amour, mais ce que j'ai ressenti honnêtement, c'est que la justice est plus pour les voyous que pour les victimes.

Je vous dis que Bruno là où il est, c'est-à-dire au cimetière de Schoelcher, il est là à vie."

Pour Maître Fred Michel Tirault, l'avocat des parties civiles, cette épreuve est d'autant plus difficile pour la famille qu'il n'y avait que deux accusés dans le boxe, alors que lors des faits les agresseurs étaient au moins huit.



Pour rappel, dans la nuit du 11 au 12 mai 2013, vers une heure du matin, plusieurs individus à bord d'une voiture volée ainsi qu'un homme à moto ouvrent le feu sur la foule. Foule présente pour une soirée d'anniversaire au quartier La Démarche à Schoelcher.

À l'origine de cette fusillade, une altercation entre l'un des participants à la soirée et les agresseurs.

Au final, cette fusillade aura un mort et six blessés. Un fait divers qui avait marqué toute la Martinique entière à l'époque.

Sullyvan.D avec Olivia Lebrun