Disparition de Nahé : l'avocat général requiert 20 ans de réclusion contre Cédric Démoléon

Par • Mis à jour le 12/09/2019 - 11:38

Le parquet a prononcé ses réquisitions à l'encontre des trois accusés dans l'affaire du meurtre et de la disparition de Nahé, une petite fille de 17 mois.

    Disparition de Nahé : l'avocat général requiert 20 ans de réclusion contre Cédric Démoléon

Le ministère public avait la parole ce jeudi matin devant la cour d'assises de Martinique. Au quatrième jour de ce procès chargé en émotion, l'avocat général a prononcé ses réquisitions à l'encontre des trois co-accusés. Toutefois, la magistrate du ministère public a démarré son réquisitoire en évoquant Nahé qui aurait eu 5 ans et serait probablement à l'école sans les faits tragiques qui se sont déroulés en janvier 2016.

Ainsi, le parquet a demandé 18 mois de prison avec sursis assortis d'une obligation de soin et d'une mise à l'épreuve à l'encontre de Dorian Ega. Il est accusé de recel de cadavre. L'avocat général s'est montré plutôt clément à son égard. Son témoignage a livré un certain nombres d'éléments dans la recherche de la vérité sur la disparition de la petite Nahé. "Il est le seul à avoir fait preuve d'humanité dans cette histoire et ce procès", a reconnu le ministère public.

La magistrate du parquet est ensuite revenue sur le rôle de Hermancia Louisy Daniel, la mère de Nahé. Elle a fustigé les mensonges de cette femme qui s'est jouée du monde en disant que la fillette était avec elle en France alors qu'elle savait qu'elle était morte. "Comment avez vous pu jeter son corps ? Pas un petit drap ? Pas une serviette ?", lui a lancé l'avocat général. Sur le banc des accusés, c'est avec le visage rempli de larmes que la mère a reçu le sévère réquisitoire du ministère public. Ce dernier a réclamé 5 ans de prison ferme dont 6 mois avec mise à l'épreuve, assortis d'une obligation de soins pour non assistance à personne en péril et recel de cadavre. Une réquisition qui s'accompagne d'une demande de mandat de dépôt.

Concernant Cédric Démoléon, la représentante du ministère publique a d'abord demandé une requalification des faits. Elle souhaitait que soit reconnue l'autorité parentale pour le compagnon de la mère de Nahé. Une modification qui ferait passer la peine encourue de 20 à 30 ans de prison ferme. In fine, la magistrate a demandé la peine maximale au regard des chefs d'accusation à savoir 20 ans de réclusion criminelle pour violences ayant entraîné la mort.

Plus tôt dans la matinée, c'est maître Dina Rioual Rosier qui avait plaidé au nom du père de Nahé. Elle s'était montrée particulièrement incisive vis à vis du principal accusé. "Vous êtes un homme dangereux. Vous ne reculez devant rien. Vous n'avez pas eu d'empathie pour Nahé mais vous allez devoir répondre de vos actes", avait assénée la ténor du barreau.

 

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