L'agression du chauffeur de bus Mozaïk : un joséphin de 21 ans arrêté

Par • Mis à jour le 20/02/2017 - 23:31

L'agresseur présumé d'un chauffeur de bus du réseau Mozaïk, le 14 février 2017, à Saint-Joseph, s'est finalement rendu dans la soirée de dimanche, cinq jours après les faits. Le procureur de la République Renaud Gaudeul a rendu public, ce lundi 20 février, l'arrestation de ce Joséphin de 21 ans. Les chauffeurs de bus Mozaïk, en grève depuis l'agression de leur collègue, avait assujetti la fin de leur mouvement à l'interpellation de l'agresseur.

    L'agression du chauffeur de bus Mozaïk : un joséphin de 21 ans arrêté
Cinq jours après l'agression d'un chauffeur de bus du réseau Mozaïk à Saint-Joseph (Martinique), l'auteur présumé, un jeune homme de 21 ans domicilié dans la commune s'est rendu à la brigade de gendarmerie dans la soirée du dimanche 19 février 2017.

L'annonce de son arrestation a été faite ce lundi 20 février 2017 lors d'une conférence de presse donnée dans l'après-midi par le procureur de la République Renaud Gaudeul.

"L'auteur présumé de ces faits a pu être interpellé hier (dimanche) à 18:00. L'individu savait qu'il était recherché et a fini par se rendre directement, de lui-même à la brigade de gendarmerie de Saint-Joseph.

Il s'agit, a expliqué encore le procureur Gaudeul, d'un individu de 21 ans, qui compte une condamnation sur son casier judiciaire pour des faits de vols aggravés. Il n'était pas connu par ailleurs particulièrement.

L'intéressé reconnaît bien qu'il était bien présent (...) que c'est lui qui a porté notamment un coup sur le conducteur de bus, même s'il peut y avoir quelques divergences quant au déroulé des faits proprement dit".

Le jeune homme encourt une peine de trois ans de prison pour les faits qui lui sont reprochés.

Grâce aux témoignages recueillis le jour même de l'agression, les gendarmes chargés de l'enquête avaient retrouvé sa trace. Ils s'étaient même rendus à son domicile mais l'agresseur présumé avait réussi à prendre la fuite en les voyant arriver.

Cette agression est à l'origine des perturbations observées depuis la semaine dernière sur le réseau Mozaïk. Les conducteurs de bus ont en effet cessé de rouler depuis et ont clairement fait savoir qu'ils ne reprendraient pas le travail tant que l'agresseur n'aurait pas été arrêté.

Ils devaient tenir une réunion exceptionnelle ce lundi 20 février en fin d'après-midi. Leur vœu étant exaucé, on devrait savoir dans les prochaines heures s'ils reprennent effectivement le travail.

Jean-Philippe Ludon avec Peggy Saint-Ville
@jpludonrci.