Le procès d'Alfred Marie-Jeanne sera dépaysé à Paris

Par • Mis à jour le 08/09/2016 - 13:45

Le procès du président du Conseil Exécutif de la CTM, de sa fille Maguy et de l'architecte Mark Frampton sera dépaysé à Paris. C'est ce qu'annonce son avocat Me Ursulet dans un communiqué de presse diffusé ce jeudi matin (8 septembre 2016).

    Le procès d'Alfred Marie-Jeanne sera dépaysé à Paris
Le procès d’Alfred Marie Jeanne, de sa fille Maguy, et de l’architecte Mark Frampton aura finalement lieu en dépaysement… à Paris.

C’est en tout cas ce qu’annonce ce matin l’avocat du président du Conseil Executif de la CTM, Me Alex Ursulet. Il confirme ainsi une décision de la Chambre Criminelle de la Cour de Cassation. C'est devant cette instance qu'une requête en dépaysement introduite par le Procureur Général a été examinée mercredi (7 septembre 2016).

On ignore pour le moment la nouvelle date de ce procès qui aura donc lieu à Paris, et non en Martinique le 9 novembre comme prévu initialement. Une nouvelle qui contrarie énormément les conseils de l'ancien président du Conseil régional de Martinique. "C'est la manifestation d'un centralisme républicain qui rappelle de fâcheuses périodes. Monsieur Marie-Jeanne qui est un homme respectable fait l'objet d'une procédure complètement surréaliste avec des incriminations pénales totalement imprécises que la chambre de l'instruction de la cour d'appel avait déjà condamné en les annulant...mais on a recommencé. Ce procès qui a des années a abouti à ce que monsieur Marie-Jeanne ne soit entendu qu'une seule fois", a déploré Me Christian Charrière-Bournazel, avocat d'Alfred Marie-Jeanne.


"Le sentiment c'est que ce qui a l'air de compter davantage c'est le statut de mis en examen plutôt que l'innocence et l'honneur restauré. Or ce procès devait avoir lieu le 9 novembre, il est renvoyé à Paris ce qui fait que le peuple martiniquais ne pourra pas s'y rendre. Que les témoins qui avaient envie de témoigner pour lui ne pourront pas venir faute d'argent suffisant. C'est une procédure qui va faire l'objet de pressions du ministère public pour des raisons qui n'ont rien à voir avec la justice et je le dis en toute responsabilité", a ajouté le conseil du président du Conseil Exécutif.

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