Une convention d'entraide et d'extradition entre la Martinique et Sainte-Lucie signée "avant l'été"

Par • Mis à jour le 05/06/2015 - 13:11

Au terme d'une visite de 48 heures en Martinique, Robert Gelli, le directeur des affaires criminelles et des grâces du ministère de la Justice a annoncé la conclusion d'une convention entre la France (et la juridiction de Fort-de-France) et l'île de Sainte-Lucie. Cette convention d'entraide judiciaire et d'extradition fera l'objet d'une signature officielle d'ici "le 14 juillet 2015".

    Une convention d'entraide et d'extradition entre la Martinique et Sainte-Lucie signée "avant l'été"
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Les relations entre la justice française et la justice saint-lucienne devraient gagner en fluidité et en rapidité dans les mois prochains après l'annonce faite jeudi à Fort-de-France (Martinique) par Robert Gelli, le directeur des affaires criminelles et des grâces (Dacg) du ministère de la Justice.
Pour mémoire, c'est à travers cette direction que, sous l'autorité de la garde des Sceaux, sont élaborés les projets de réforme législative et réglementaire en matière de droit pénal et de procédure pénale.

A ce titre, la direction des affaires criminelles et des grâces (Dacg) conduit entre autres les négociations européennes et internationales en matière répressive, contrôle l'exercice de l'action publique par les parquets généraux et les parquets et assure la mise en œuvre des conventions internationales en matière d'entraide judiciaire pénale.

C'est dans ce dernier cadre que Robert Gelli, directeur des affaires criminelles et des grâces (Dacg) en présence de Bernard Rabatel, procureur général près la cour d' appel de Fort-de-France, a annoncé lors d'une conférence de presse le 4 juin 2015 dans les locaux de la cour d'appel la conclusion d'une convention d'entraide et d'extradition avec Sainte-Lucie (voir la vidéo ci-dessous).



Une telle convention était très attendue par la juridiction de Fort-de-France. A plusieurs reprises, des affaires mettant en cause des ressortissants de Sainte-Lucie étaient restées au point-mort faute de convention et malgré les efforts des autorités judiciaires françaises. A cet égard, l'affaire Marion Génin, une opticienne assassinée en Martinique en septembre 2008 avait pris un caractère emblématique, tant les demandes de la juridiction de Fort-de-France tardaient à être honorées.

Jean-Philippe Ludon
@jpludonrci