Alfred Marie-Jeanne et Jean-Philippe Nilor continuent de se déchirer

Par • Mis à jour le 30/01/2018 - 08:12

Nouvel épisode lundi soir (29 janvier 2018) du mélodrame qui secoue le Mouvement Indépendantiste Martiniquais (MIM). Après la réunion mensuelle agitée du parti vendredi soir (26 janvier 2018), le comité national hebdomadaire n'a pas pu se tenir. Tout simplement parce que Alfred Marie-Jeanne en a refusé l'accès à Jean-Philippe Nilor.

    Alfred Marie-Jeanne et Jean-Philippe Nilor continuent de se déchirer

Ça va mal au MIM. Francine Carius affirme avoir engagé des poursuites pénales contre Jean Philippe Nilor. Ce sont les conséquences de ce que l’élue Franciscaine qui faisait partie de l’organisation de la réunion des patriotes vendredi soir au François, a vécu comme une agression de la part du député du sud. C’était à la fin de la réunion. Lorsque Jean-Philippe Nilor qu’Alfred Marie-Jeanne avait mis en cause sans le citer avait voulu s’expliquer avec Francine Carius. Une plainte de Cairus contre Nilor, voilà qui ne va pas arranger les choses au sein du parti qui visiblement serait entrain d’exploser.

Comité national sous tension

Surtout qu'on a appris lundi soir que la réunion du comité national (qui se tient chaque lundi soir) n'a pas pu aller à son terme. Jean-Philippe Nilor n’était visiblement pas, là non le plus, le bienvenu.

La réunion n’a même pas eu le temps de commencer. En effet à l’arrivée de Jean-Philippe Nilor, Alfred Marie-Jeanne s’est levé en expliquant que "Mussieu", faisant allusion au député du sud, n’avait rien à faire autour de la table. Jean-Philippe Nilor qui, bien évidemment semble être décidé à ne pas se laisser faire, et a demandé au président du MIM, s’il pouvait lui intimé l’ordre de sortir. Alfred Marie-Jeanne l’invite alors à quitter la salle. Refus du député du sud de s’en aller.

Le président du MIM invite ensuite  les membres du Comité national à se lever et à partir avec lui : Personne ne bouge. Ni Philippe Criard, ni Arthur Labat, Marie-Line Lesdema, ni Francine Carius, ni Aurélie dalmat, ni  Lucien Adenet et encore moins Daniel Marie-Sainte.

Extinction des feux

Non, personne n’a suivi Alfred-Marie Jeanne. Le président du MIM s’est alors engagé à les dénoncer publiquement après les avoir traités, eux aussi de "complices du complot contre lui". Et, comme c’est lui qui paye le loyer du local, siège du MIM, il l’a d’ailleurs rappelé, Alfred Marie-Jeanne a exigé que tout le monde sorte afin qu'il éteigne la lumière et qu’il ferme ce qui était devenu finalement son siège.

Une situation qui visiblement fait mal à un parti qui, jusqu’alors affichait l’unité et la solidarité avec son président. Mais il semble bien que, à l’instar d’irréductibles qui vont toujours manifester leur fidélité inconditionnelle à leur "chaben" même en  dépit de ce que certains appellent une dérive, il y en aussi au MIM aujourd’hui qui ne cachent pas leur déception sur l’ambiance qui règne au sein du parti.

Hier soir au siège de "chaben" à la Rue Albert Camus, c’est comme si Chaben avait énoncé  une citation d’Albert Camus, justement :  “L'élève, comme Jean-Philippe Nilor, devrait être comme la rivière, c'est-à-dire suivre son cours, tout en restant dans son lit”.