Contre vents et marrées, Alfred Marie-Jeanne continue de réunir ses troupes

Par • Mis à jour le 25/07/2018 - 07:43

La tenue prochaine d'une réunion de militants du MIM à l'initiative d'Alfred Marie-Jeanne provoque de nouveaux remous au sein du parti. Des militants historiques lui contestent ce droit tandis que l'homme fort du MIM à Trinité n'a même pas été convié au rassemblement.

    Contre vents et marrées, Alfred Marie-Jeanne continue de réunir ses troupes

Vendredi soir, comme tous les derniers vendredi du mois, Alfred Marie-Jeanne rassemble les troupes du MIM. En ce mois de juillet, c'est la commune de Trinité qui doit accueillir la réunion politique. Sauf que la situation juridique actuelle du parti place la rencontre sous tension.

Sylvain Bolinois, militant historique et anciennement proche d'Alfred Marie-Jeanne, s'est même fendu d'un courrier pour dénoncer cette rencontre alors que le parti est placé sous administration provisoire. En commençant sa lettre par un "Monsieur" glacé, Sylvain Bolinois confirme la distance qu’il y a désormais entre lui et son ancien président.

Sur le fond, il ne reconnait plus le droit à Chaben d’organiser des réunions au nom du parti. Pour le militant historique, Alfred Marie-Jeanne n’a plus aucune légitimité pour rassembler les militants et sympathisants du MIM, compte tenu des dispositions prises par la justice. 

Mais ce n’est pas tout. Un message circulant dans le réseau des militants du MIM et signé Richard Barthéléry vient s'ajouter au chaos ambiant. L'élu patriote de la majorité Gran Sanblé à la CTM écrit avoir été surpris d’apprendre que le MIM organisait sa réunion mensuelle à Trinité. Celui qui porte les couleurs du MIM à Trinité depuis plusieurs années précise que non seulement il n’a jamais été informé mais qu’il a été volontairement écarté. "Une réflexion sera portée" conclut laconiquement Richard Barthéléry.  

La réunion de vendredi soir s'annonce dès lors animée. Personne n'a oublié les sorties brutales du président du Conseil Exécutif ces derniers mois. Nombreux sont ceux qui se rappellent de ses coups de sang contre Claude Lise, Jean-Philippe Nilor ou encore Yann Monplaisir. Plus récent et plus surprenant, le déplacement de Camille Marlet du cabinet du président à un poste de chargé de mission à Martinique Transport alors qu'il était jusqu’à présent l'homme de confiance d'Alfred Marie-Jeanne avec les clés de tous les dossiers sensibles. Un transfert qui montre que personne n'est à l'abri. 

On peut alors se demander quel élu ou militant du MIM aura sa tête sur le billot du président sans doute irrité par les déboires qui touchent le MIM en ce moment ? Réponse vendredi soir à Trinité.