Guéguerre du TCSP : Yann Monplaisir monte dans le bus de la polémique politique

Par • Mis à jour le 03/01/2018 - 08:45

Le vice-président de l'Assemblée de Martinique, Yann Monplaisir s'exprime à son tour sur l'impossible mise en route du TCSP. Il accuse l'opposition d'avoir gonfler le coût d'exploitation de ce nouveau moyen de transport.

    Guéguerre du TCSP : Yann Monplaisir monte dans le bus de la polémique politique

Alors que le Canard Enchaîné se déchaîne sur les bus fantômes du TCSP, Yann Monplaisir, membre de la majorité territoriale, ajoute sa pierre à la polémique sans fin qui entoure ce nouveau mode de transport depuis deux ans.

Le vice-président de l'Assemblée de Martinique dénonce l’attitude politicienne de ceux qui "bloqueraient volontairement le démarrage de l’exploitation du TCSP, de façon à faire porter le chapeau à la gouvernance actuelle". En d'autres termes, Yann Monplaisir vise l'ancienne gouvernance de la Région Martinique désormais dans l'opposition.

"Il y a une augmentation anormale entre la proposition signée avec la Région à l'époque et la facture présentée à la CTM. La CTM demande des explications et ne les reçoit pas. C'est ainsi que ça traîne. Il y en a qui ont compris que plus le TCSP démarrerait tard et plus ça nuirait à la majorité actuelle. La population est majoritairement convaincu que c'est à cause d'Alfred Marie-Jeanne. Certes il y a une part de responsabilité mais le contexte politique a pesé beaucoup. On fait de la petite politique avec de grands enjeux. La collectivité doit démarrer ce TCSP très rapidement", affirme Yann Monplaisir.

Sur le volet financier, Yann Monplaisir accuse l'opposition via la CFTU de vouloir éponger le déficit du réseau Mozaïk à travers le financement du TCSP. Une accusation réfutée par la direction de la CFTU même si elle reconnaît les difficultés financières du réseau de transport urbain. "Il y a plusieurs niveaux de contrôle, il y a d'abord la vigilance de l'autorité délégante (Cacem), ensuite la vigilance du Trésor Public et celle de la Chambre Régionale des Comptes. Cela relèverait de la malversation de transférer le financement d'un réseau sur une autre ligne budgétaire", répond Alain Alfred, le président de la CFTU.

Le marasme politique autour du TCSP se poursuit donc. Seule éclaircie dans cet avenir très flou, deux réunions entre la CFTU et Martinique Transport sont prévues la semaine prochaine. Selon des sources proches du dossier, des décisions techniques très précises pourraient y être prise et permettre de sortir de l'impasse dans laquelle se trouvent les BHNS.

La population martiniquaise quant à elle semble être lassée de cet interminable imbroglio :