CaribWave 2016 : Rendez-vous de geeks à Marie-Galante

Par • Mis à jour le 22/02/2016 - 12:03

Lanné la sa #NouKaMètSaWo (cette année, nous porterons cela très haut). Un slogan pour donner plus d'ampleur encore à CaribWave2016 qu'à celle de 2015. L'île de la Désirade avait servi de cadre à un exercice de simulation de tsunami. A l'initiative d'un collectif citoyen, une campagne pour mobiliser nos populations autour du risque de tsunamis a débuté le jeudi 18 février 2016 via les réseaux sociaux notamment.

    CaribWave 2016 : Rendez-vous de geeks à Marie-Galante
Après l'île de la Désirade l'an dernier, Marie-Galante s'apprête à accueillir l'édition 2016 de CaribWave. Une campagne d'information à l'initiative d'un Collectif citoyen a débuté le jeudi 18 février 2016. Elle connaîtra son paroxysme du jeudi 10 mars au dimanche 20 mars 2016.

Ce Collectif regroupe des geeks, fous de numérique. On y retrouve des jeunes d'Île-de-France, de la région bordelaise, de la diaspora antillaise et de l'association de Guadeloupe "Guadlug" implantée à Jarry.



L'exercice CaribWave a été lancé en 2011 par l'Unesco et les Etats du bassin caribéen. Il est organisé sur une journée. Cette année, ce sera le 17 mars 2016 pour la Caraïbe. CaribWave a pour objectif de mobiliser les populations et leur gouvernement au risque tsunami.

Les Antilles françaises* y prennent part depuis l'origine. Néanmoins, la mobilisation en Guadeloupe et Martinique n'a pour l'instant pas atteint l'ampleur de celle observée au Vénézuela, au Panama ou encore au Mexique.

C'est tout le sens de l'initiative citoyenne du Collectif qui lance à cette occasion une campagne de souscription auprès de nos populations. Durant une dizaine de jours, il entend utiliser le vecteur numérique pour atteindre cet objectif.



Dix jours au cours desquels une délégation d'une quinzaine d'experts du numérique, conduite par Gaël Musquet, un jeune originaire de Guadeloupe, sera à pied d'œuvre à Marie-Galante. En outre, cette opération de sensibilisation aux alertes tsunamis va mobiliser d'importants moyens logistiques.

Des avions, des drones, des faisceaux radio haut débit entre la Guadeloupe, la Dominique et la Martinique, des stations-météo et une antenne relais 4 G, entre autres choses, vont être mis à contribution.


Comme en 2015 à la Désirade, l'idée pour le Collectif est véritablement de sensibiliser également les services de sécurité sur la modernisation des systèmes d'alerte en France et dans la Caraïbe. L'idée est de bien faire comprendre que le numérique est un vecteur incontournable de préparation et de gestion de crise.

Cela suppose une infrastructure déjà connue chez nos voisins caribéens et qui passe par la mise en place d'alerte SMS, de balisage des côtes, d'identification d'itinéraire et de création de zones refuges.

Pour Gaël Musquet, l'une des chevilles ouvrières de l'opération, "La France accuse encore un retard sur la modernisation de l'alerte descendante à destination de sa population. Près de 80% des Français ne savent pas comment réagir aux sirènes !"

Quitte à jouer les oiseaux de mauvais augure, ce jeune geek militant convaincu de l'opensource et de l'économie collaborative citoyenne, les événements récents le prouvent. Et selon lui, si nous n'arrivons pas à mettre en place ce que nos voisins de la Caraïbe ont fait en la matière, le pire est à venir.
Jean-Philippe Ludon
@jpludonrci

(*) L'exercice de sécurité civile tsunami "CARIBE WAVE 2016", prévu le 17 mars 2016, doit faire l'objet d'une présentation à la presse en préfecture de Martinique le jeudi 25 février 2016 à 15H, salle Félix Eboué.