Alimentation durable : les acteurs réunis pour la jeunesse à la Villa Chanteclerc

Par 26/06/2026 - 17:33 • Mis à jour le 28/06/2026 - 16:48

Réunis ce jeudi 25 juin à Fort-de-France, les acteurs de l'alimentation durable ont partagé leurs projets et diagnostics avec un objectif prioritaire : diversifier durablement l'alimentation des jeunes martiniquais.

    Alimentation durable : les acteurs réunis pour la jeunesse à la Villa Chanteclerc
Pour la première fois, tous les porteurs de projets ont été rendus visibles par cet évènement et ont pu se rencontrer.

Les acteurs de l'alimentation durable se sont retrouvés ce jeudi (25 juin) à la Villa Chanteclerc, à Fort-de-France. Une journée d'échanges organisée autour d'un enjeu : diversifier l'assiette des jeunes martiniquais.

Depuis plus de cinq ans, l'ADEME, l'ARS, la CTM, la DAAF et la DEETS financent des projets autour de l’alimentation durable : de la sensibilisation, du rapprochement de consommateurs/producteurs avec des marchés locaux ou encore des études.

Sensibiliser les jeunes

Pour la première fois, tous les porteurs de projets ont été rendus visibles par cet évènement et ont pu se rencontrer.

Cette rencontre d’échanges et de réflexion s’est axée sur ce qui peut être fait pour l’alimentation durable en Martinique avec les jeunes en cible prioritaire.

Celle-ci s'est intéressée aux projets de sensibilisation destinés à la jeunesse comme le détaille Salomé Muller, ingénieure en alimentation durable à l’Ademe :

Nous disposons d'une étude sur les comportements alimentaires des jeunes face aux protéines végétales et animales, afin de mieux comprendre leur positionnement par rapport aux alternatives à la viande. Par ailleurs, la Mission locale Espace Sud a présenté un programme d'un an visant à sensibiliser les jeunes éloignés de l'emploi à l'alimentation durable et à l'agroécologie. Plusieurs freins subsistent, notamment en termes d'accessibilité géographique et économique. Si les jeunes connaissent le sujet et en ont suffisamment entendu parler, ils n'ont pas encore totalement les moyens de l'intégrer à leur quotidien. Cependant, c'est un public en transition : ce que l'on apprend jeune, on le met plus facilement en pratique lorsque l'on fonde son propre foyer. En début de rencontre, deux étudiants représentant le CROUS ont d'ailleurs témoigné : ils ont expliqué ne pas avoir les moyens actuels de s'alimenter parfaitement de manière équilibrée, mais ont exprimé une réelle volonté de découvrir les projets que nous pouvons leur apporter.

Axée sur l'identité et le terroir

Pendant cette matinée a été présenté le projet Sonjé Bon Kannari de la caisse des écoles de Schoelcher, un livret nutritionnel à destination des élèves.

Une ambition partagée sur le terrain par Danielle Salomon, gestionnaire à la cuisine centrale de Schoelcher, qui témoigne de cette évolution dans les assiettes :

Au début, ce n'était pas évident, mais au fil du temps, nous avons compris comment composer et structurer les menus. Nous y avons même ajouté notre propre touche, car il faut des mélanges savants, en particulier pour les veloutés et les entrées de soupes que les enfants aiment énormément. Nous jouons sur les goûts, sur les couleurs, et la formule fonctionne. Nous intégrons beaucoup de légumineuses comme les pois chiches, les lentilles vertes, blondes ou corail, ainsi que des champignons, et tout cela est soigneusement accommodé. Nous n'ajoutons pas d'ingrédients simplement pour faire le nombre. Nous sommes en Martinique, et il tient à cœur de mettre nos épices locales à l'honneur ; c'est un réel plaisir pour nous. Bien sûr, il y a des plats qui plaisent plus que d'autres, mais les retours que nous avons des écoles sont encourageants. Du côté des parents, il y aura toujours des satisfaits et des mécontents. L'essentiel pour moi, c'est que les enfants soient contents, qu'ils mangent à leur faim et que l'on diversifie leur alimentation. Chaque lundi, ils découvrent une nouveauté.

L'alimentation durable passe aussi par l'éducation.

Nina Papaya, chargée de mission à l'association Promotion Santé Publique, coordonne un programme « les écoles caramboles », financé par la Cacem et qui a lieu dans les écoles de Fort-de-France, Schoelcher, Lamentin et Saint-Joseph.

A ECOUTER Nina Papaya, chargée de mission à l'association Promotion Santé Publique


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